Archives de Tag: Relations presse

Kader Fahem, l’art de s’orienter

Le détour de Kader Fahem fut long. De son Algérie natale, qu’il quitte à l’âge de 7 mois avec toute sa famille pour s’installer en Lorraine, il n’est peut-être resté dans la mémoire de Kader que des souvenirs empruntés à ceux qui y avaient véritablement vécu. Son origine, son Algérie, c’est une somme de composantes transmises par son père et sa mère : l’ébène de ses yeux, son teint soleil et la musicalité de la terre kabyle. Autant de signes de son origine inscrits dans sa peau et son âme.

Guitariste prodige et autodidacte, il se tourne pourtant vers la pratique flamenca, initié par son frère aîné, puis tous les maîtres auprès desquels il poursuivra son apprentissage.

Avec The Road to Sahara, son nouvel album disponible depuis le 6 octobre, Kader Fahem revient là où le soleil se lève, vers l’Orient, vers la lumière de la terre maternelle. Un album habité par le duende et le tarab.

 

© Audrey Krommenacker

Trouver sa voie

« Il ne connaît pas sa terre, il n’a pas de frontière » chante Kader Fahem dans « L’exil ». Doucement, timidement – car Kader est un artiste timide lorsqu’il parle et chante, il dévoile ce qu’est pour lui son origine : un espace béant, indéterminé, aussi vaste qu’une déchirure et pourtant rempli des transmissions familiales, des chants qui l’ont bercé, des mélopées kabyles et des musiques traditionnelles d’Algérie.

Comment ce que l’on n’a pas connu peut-être aussi douloureux ? Probablement parce que « les sons terrestres sont une sorte de réminiscence du monde spirituel, comme l’écrit Pamela Chrabieh, ce qui peut faire naître une grande nostalgie, chantant la séparation et révélant la douleur du désir d’union ». Et certainement parce qu’il faut que Kader réinvente le chemin du retour à la terre mère.

Dans The Road to Sahara, lorsque Kader saisit son instrument et joue, avec son toucher, tour à tour caressant et hypnotique, il accomplit un geste magique qui le relie aussitôt à cet Orient originel. Mais pour se réapproprier ce que son âme a entendu, avant d’être enfermée dans l’opacité de la chair, Kader a vécu une odyssée intérieure. Lorsqu’il choisit la guitare à l’âge de 7 ans, il témoigne d’une sensibilité, d’une précision et d’une dextérité immédiates, renforcées au contact des manouches. Il perfectionne son talent flamenco lors d’un long apprentissage, qui fait de lui l’héritier de Paco de Lucia. Sa fougue, son sens de l’improvisation se révèlent dans tous les styles qu’il aborde. Sonorités blues, gitanes, manouches, jazz, bossa, rock lui permettent de consolider sa réputation de guitariste habité par le duende.

 

Briser les frontières

La quête du duende peut entraîner au loin, par-delà des limites que l’on croyait immuables. Or la démarcation stylistique entre la musique andalouse et celle du Maghreb est ténue. Une mer les sépare, mais la Méditerranée est une mère intérieure bordée de terres dorées par le soleil, qui diffèrent seulement par la langue qui s’y parle. Aux exilés qui, chaque jour, la traversent sur de frêles embarcations, qui échouent ou meurent sur ses rivages, elle semble infranchissable. Pourtant, la musique a, elle, dessiné depuis longtemps des lieux de passage, des parentés rythmiques et des liens mélodiques communs.

The Road to Sahara en est la preuve, car le nomadisme musical de Kader Fahem parvient à unir la terre d’origine et la terre d’accueil, les deux terres qui l’ont nourri. Au sein de l’album, la pulsion incessante du bendir et son bourdonnement délicat se transforment en cavalcade résonnante donnant des couleurs différentes au toucher inspiré et fougueux de la guitare de Kader. Et lorsqu’il s’empare de la mandole, l’instrument principal de la musique kabyle, Kader Fahem pare ses compositions d’une rondeur et d’une chaleur entraînantes. Il emporte alors l’auditeur dans les rythmes vibrants et exaltants d’une émotion cachée, cette émotion esthétique, extase musicale que l’arabe nomme tarab et que l’espagnol appelle duende.

Kader Fahem s’est produit au Comedy Club le 3 octobre dernier dans le cadre des soirées This Is Monday à voir (ou revoir) ici.

Publicités

Plein les yeux

Monie Méziane est une artiste, entièrement, pleinement. La scène est son goût, sa vie, sa vocation. « Utilise ton cœur brisé pour en faire de l’art » rappelait Meryl Streep, citant son amie Carrie Fisher, lors de la dernière Cérémonie des Golden Globes. Monie utilise sa vision perdue pour en faire un spectacle, nous livrer, avec une drôle de clairvoyance, les rencontres, les avanies et les petites mesquineries qui constituent son quotidien et font immanquablement rire.

Elle se donne à voir les samedi 4, 11 et 18 février à la Comédie Nation.

_dsc6914-gg

Sous le regard de Monie

Monie évolue sur la scène à pas comptés, précis et assurés. La lumière vient de son visage si mobile, de son sourire immense et ses amples gestes. De sa voix rieuse, où le soleil du Sud chantonne, Monie se raconte, dessine quelques portraits cocasses -une maitresse d’école surréaliste, un bénévole flippant- se moque d’elle-même et de ses mésaventures. Pour retrouver la scène, dont elle s’était éloignée après avoir perdu la vue, elle écrit elle-même ses sketches. Avec son tempérament et sa flamboyance, elle dépeint une comédie humaine piquante et tendre.

Un spectacle et une artiste soutenus par l’équipe Batida !

LES YEUX REVOLVER RE-VUE Un spectacle humoristique et tendre, de et avec MONIE MÉZIANE Les samedi 4, 11 et 18 février à 21 h à la Comédie Nation – 77 rue de Montreuil – 75011Paris

Pour en savoir plus sur Monie Méziane, rendez-vous sur son site 

Retour du monde

Nous venions de les rencontrer qu’ils partaient déjà et puis, leur boucle bouclée, ils sont revenus cet automne. Pendant un an, Jules Coignard et Raphaël Masvigner, les co-fondateurs de Circul’R, ont arpenté le monde pour rencontrer ceux qui agissent déjà, ceux qui pensent pour demain, ceux qui le transforment au quotidien. Ils ont collecté des témoignages éparpillés pour raconter une nouvelle histoire,  un récit à l’échelle de notre planète, affranchi des velléités politiques et des exposés catastrophistes, une chronique d’hommes de bonne volonté.

boys-copie

Heureux comme Raphaël et Jules

Ils se sont envolés de chez Airbus Group, après s’être rencontrés au Mexique, où ils travaillaient tous les deux. Jules et Raphaël avaient fomenté ce projet fou de faire le tour du monde en quête des initiatives et des acteurs de l’économie circulaire. Ce nouveau modèle économique s’appuie sur le développement durable des activités économiques, compatibles avec une croissance moins polluante, économe en ressources naturelles et limitant le rejet de déchets.

Ils lancent Circul’R et bénéficient rapidement du soutien de partenaires institutionnels, ce qui leur permet de prendre la route en mars 2015. Un crowdfunding lancé à mi-parcours leur apporte les moyens supplémentaires nécessaires à l’achèvement de leur voyage. Le road trip des garçons est balisé, parcourir 4 continents et 22 pays, rencontrer au moins 100 initiatives liées à l’économie circulaire et mettre en relation des personnes souhaitant partager des expériences similaires.

Batida, en back office, assure pendant plus d’un an les relations de Raphaël et Jules avec la presse pour qu’à leur retour, ils puissent capitaliser sur les nombreux contacts noués en France et lancer leur grand projet entrepreneurial.

Un retour, plein d’usage et raison

Septembre 2016, Jules et Raphaël reviennent à Paris, enthousiasmés. Leur pari est totalement réussi : ils ont recensé 150 initiatives marquantes, mis en relation plus  de  100  acteurs,  animé  des  conférences  dans  13  pays  et  mobilisé  sur  les  réseaux  sociaux  une communauté de followers conquis par leur ambition. Ce tour du monde qui a duré 17 mois est aussi une belle histoire d’amitié, de celle qui se forge dans un rêve commun, se fortifie dans le quotidien partagé, se cimente dans les rencontres et se cristallise dans le partage de la beauté du monde.

Raphaël et Jules ont tout cela à raconter bien sûr : dire l’intelligence des hommes, préoccupés d’écologie et de développement social, témoigner de leurs capacités d’innovation, confirmer que les modes de pensée, de fabrication et de consommation peuvent évoluer. Mais au-delà de cet horizon, ils sont déterminés à agir, à être parties prenantes de l’économie circulaire pour en accélérer le développement. Ils créent aujourd’hui la start-up Circul’R pour poursuivre les missions de leur tour du monde : le partage de connaissances et d’expériences, la sensibilisation et l’aide aux porteurs de projet.

Batida est toujours à leurs côtés pour les aider à faire circuler ce discours positif et pragmatique. A lire, ici, le dossier de presse de leur retour.

 

Work hard, Play hard – The Circul’R way

Aller plus loin avec Circul’R

www.circul-r.com

www.twitter.com/circulR

www.facebook.com/circulr

 

Poétique Food

Que trouve-t-on dans nos assiettes qui fasse sens, émette un message et permette la relation à l’autre ?

A l’heure où le plaisir culinaire individuel, intime et réel, se déploie dans le virtuel, jusqu’à le saturer, SOCIAL FOOD, la nouvelle exposition du 116, imaginée par Lina Tornare interroge de manière esthétique et poétique « l’état actuel et le devenir proche de notre culture de l’échange et du partage de la nourriture et de nos moments de repas ».

Les artistes plasticiens, photographes, peintres et designers présentés, fixent dans sa virtualité une nourriture signe, une nourriture identité, une nourriture communauté, tandis que les installations et performances proposées revisitent convivialité gourmande et scène gastronomique se déployant dans le temps et l’espace.

Visions de l’empire des signes

Pour SOCIAL FOOD, Lina Tornare a composé un parcours de signes à pister, riche en images et symboles du partage de la nourriture. D’une salle à l’autre, les installations et œuvres tissent entre elles des fils invisibles, correspondances et variations sur thème. Parmi elles, l’immense table immaculée de la première salle – dont le plateau est composé de liens en plastique armé représentant les flux et connexions virtuelles, et où s’expose l’aliment originel, le pain, dans toutes les variétés fabriquées à Montreuil- fait écho à The Last Supper, cène personnelle d’Emmanuel Flippo et aux Géographies Comestibles de Milles Hosties de Jean-Claude Chianale.

©JeromeCombe-le116-2016-05-016Crédit photo Jérôme Combe – 116

 Dans cette même salle, l’installation Ici et Là-Bas de Caroline Lopez, Marion Chatel-Chaix et Rachel Levesque, opère un déplacement poétique entre les recettes improvisées par Caroline avec son équipement restreint et leur transfiguration photographique par détournements. Dans la deuxième salle, deux séries photographiques spectaculaires, Street Food Project de Gildas Paré et Falt Fag de Jonathan Icher, mettent en lumière les goûts individuels et les stéréotypes culinaires nationaux.

montage séries photo 116Crédit photo Jérôme Combe – 116

Déploiement de Frichtis

Entre ces deux salles, Martine Camillieri a fait escale avec Frichtis. L’installation Autel des Banquets insolites, avec son bel ordonnancement de colonnes de  cloches en plastique, de casiers empilés et son fronton de nattes colorées, est visible tout au long de l’exposition. Le samedi 28 mai à 12H, elle sera exceptionnellement déployée à l’extérieur du Centre d’art contemporain. Les nattes déroulées constitueront une gigantesque nappe qui accueillera un repas, dont les plats seront réalisés par des cuisinières de Montreuil. La cuisine trouve, ici, sa dimension d’art du temps, des couleurs, des volumes et des matières et se transfigure, de manière éphémère, en une cérémonie hédoniste et sans chichis.

©JeromeCombe-le116-2016-05-018Crédit photo Jérôme Combe – 116

SOCIAL FOOD présente également les installations et performances d’Aurélie Ferruel et Florentine Guédon, Gilles Stassart et Kenzo Onoda, Natalia Boteva, Adel Cersaque, les photographies de Maike Fress et Anne-Karin Mordos, les vidéos de Cécile Benoiton, ainsi que  les contributions des étudiants en Master Design & Culinaire de l’Ecole d’Art et de Design de Reims, sous la direction de Germain Bourré.

L’exposition SOCIAL FOOD se tient jusqu’au 31 juillet 2016, au 116 Centre d’art contemporain, 116 rue de Paris – 93100 Montreuil

Métro Ligne 9 (station Robespierre – sortie Barbès)

Ouvert du mercredi au vendredi de 14h à 18h et le samedi de 14h à 19h. Entrée gratuite.

Lire le dossier de presse réalisé par Batida et le communiqué de presse Frichtis.

 

Mouvement vers l’Art

En ce début d’année, Batida se mobilise pour faire découvrir la nouvelle exposition du 116, le Centre d’Art Contemporain de Montreuil, et défendre la place de cette institution culturelle, indispensable et stimulante, dans l’environnement médiatique.

Yves Sabourin, commissaire de l’exposition F.A.I.R.E.S (20 janvier – 16 avril 2016), a rassemblé des « paysages » d’artistes plasticiens les plus divers, mais qui tous, à travers des techniques et des formes différentes, illustrent des gestes artistiques. Geste individuel, geste nécessitant la coopération avec un artisan, un spécialiste, geste simple ou de haute technicité, les « faire » sont multiples, foisonnants et donnent, cependant, naissance à des œuvres très personnelles, témoignant de la puissance de l’esprit et de la vision propre à chacun des artistes.

©JeromeCombe-le116-2016-043Crédit photo Jérôme Combe – 116

Le geste de l’esprit.

« Pour élaborer F.A.I.R.E.S, j’ai mis au premier plan le geste et la technique qui permettent à un plasticien ou à un créateur d’exprimer son travail, de créer sa propre écriture et pourquoi pas son propre savoir-faire » déclare Yves Sabourin, « Si le geste est important, il n’est rien sans son « ordinateur » : la tête, la pensée, le sens. »

C’est afin de donner sens à chaque « paysage » des artistes invités que le commissaire de l’exposition a recomposé l’espace du 116, en ajoutant des cloisons qui brisent les perspectives évidentes, mais incitent le visiteur à déambuler d’univers en univers. Murs de couleur sombre, ou frais petit salon bourgeois, galerie lumineuse ou vaste espace immaculé, les mises en scène révèlent avec intensité les œuvres des cinq plasticiens sélectionnés pour cette exposition : Angélique, Isabel Bisson-Mauduit, Rose-Marie Crespin, Laurent Esquerrè et Françoise Quardon.

©JeromeCombe-le116-2016-001Crédit photo Jérôme Combe – 116

Cinq paysages de plasticiens

La déambulation débute parmi les toiles et photos d’Isabel Buisson-Mauduit, dont les sujets sont rehaussés ou saturés de broderies à la main ou à la machine – selon qu’elle veuille mettre en relief ou cacher. Végétal, organique ou épidermique les sujets de ses photographies, imprimées sur toile de lin ou papier, se recouvrent de points qui s’enchaînent ou s’enchevêtrent, tissant une histoire autre. L’artiste travaille également le rebus des résidus textiles, récupérés dans sa machine à laver, et les détourne en fragments de pensée ou en une étonnante sculpture de poussière de fibre.

116 composition 2Crédit photo Jérôme Combe – 116

Françoise Quadron nous accueille dans un petit salon bourgeois où ses productions personnelles voisinent avec des œuvres réalisées en collaboration avec les Porcelaines de Sèvres et les Tapisseries d’Aubusson. Dans cet intérieur, inspiré de Manderley et de Rebecca, le personnage de Daphné du Maurier, se déploie une féminité inquiétante.

Les œuvres d’Angélique succèdent avec leur blancheur éthérée. Le 116 présente quelques une de ses sculptures en organdi de coton, structuré par une technique issue de la Haute Couture, associées à des photographies en noir et blanc.  Dans le travail d’Angélique, les contours ne sont pas des limites, l’apparence de ses sculptures dévoile l’intérieur aussi bien que l’extérieur, alors que l’enveloppe de chair, saisie par ses photos, se fond comme un mirage.

©JeromeCombe-le116-2016-040Crédit photo Jérôme Combe – 116

Dans l’extension du 116, les échelles sont bousculées. Que ce soient les sculptures monumentales de Laurent Esquerrè ou les œuvres infiniment petites de Rose-Marie Crespin, la question du geste de l’artiste est intensément posée. Chez Laurent Esquerrè la mains produit un geste fort, maîtrisé, dompte la matière et laisse son empreinte dans un lièvre de 2 mètres, en terre cuite émaillée, et un oiseau gracile en feuilles d’aluminium.  Tandis que les productions miniatures de Rose-Marie Crespin, composées de sculptures de points noués et d’épopées minuscules de papiers découpés, signalent la tension minutieuse et la précision du geste dans une économie du corps et de l’espace.

116 composition 1Crédit photo Jérôme Combe – 116

L’exposition F.A.I.R.E.S se tient jusqu’au 16 avril 2016 au 116, Centre d’art contemporain, 116 rue de Paris – 93100 Montreuil Métro Ligne 9 (station Robespierre – sortie Barbès). Ouvert du mercredi au vendredi de 14h à 18h et le samedi de 14h à 19h. Entrée gratuite.

Lire le dossier de presse réalisé par Batida ici

Lignes de partage

Cartographies intimes la nouvelle exposition du 116 –le Centre d’Art Contemporain de Montreuil – incite le visiteur à s’aventurer dans des perceptions différentes, à s’éveiller face à des œuvres monumentales ou plus réduites, dans lesquelles le dessin est un mouvement.

Face aux œuvres des six artistes invités, on ne peut se contenter d’enregistrer les traits pour que se fixe en eux la ressemblance d’une image, il faut déchiffrer dans leur progression, leur accumulation, leur finesse, l’opération de sens qui s’exerce, l’intériorité qui force le geste.

w--®JeromeCombe-le116-2015-229Mathieu Bonardet – Sans titre – crédit photo : Jérôme Combe

Accommoder son regard

Clément Bagot, Christine Coste, Mathieu Bonardet, Keen Souhlal, Elsa Cha et Philippe Paumier déclinent le trait en répétitions, proliférations obsessionnelles, images légères et étranges, empâtements et stries calligraphiées. Ils jouent de l’espace avec des formats monumentaux qui alternent, dans l’accrochage de l’exposition avec des œuvres intimes, de la lumière qui jaillit de la saturation de noir,  du songe étrange et inquiétant qui surgit dans les paysages, du rythme libre des traits oscillant entre densité et vide.

w--®JeromeCombe-le116-2015-208Keen Souhlal – Murmuration – crédit photo : Jérôme Combe

Le regard est happé par la poésie des vols d’oiseau de Keen Souhlal, ou le rythme régulier de la graphite qui crée un dégradé hypnotique de l’ombre à la lumière. Le rapport physique au dessin est sans cesse mouvant, entre proximité et éloignement, pour appréhender la diversité des œuvres présentées. Les unes, en très grand format, frappent par l’énergie des territoires imaginaires explorés,  qu’ils soient intérieurs et viscérales comme dans la série Utérin de Christine Coste, ou qu’ils soient «paysages mentaux » avec leur prolifération modulaire et leur liaisons transversales très graphiques chez Clément Bagot.

w--®JeromeCombe-le116-2015-203Christine Coste – Utérin (série) – crédit photo : Jérôme Combe

Les autres, petits formats, font entrer dans l’intimité de figures abstraites – où affleure la tension du geste de dessiner comme dans les œuvres à l’encre de chine de Philippe Paumier, ou de rêveries inquiétantes – comme dans les dessins d’Elsa Cha où le trait est un murmure au sein d’une composition dépouillée. Le visiteur doit, à chaque instant, accommoder son regard, changer de perspective, se rendre disponible, en somme s’éveiller aux propositions des artistes.

Quelques œuvres en volume, créées par Philippe Paumier et Keen Souhlal, complètent cette exposition, témoignant de la richesse plastique des artistes invités, qui en prise avec différentes matières tentent de révéler une nature fragile et créative. Enfin, la série de 25 photographies numériques de Mathieu Bonardé intitulée Ligne(s), qui occupe tout un mur, tente de saisir le déploiement du corps de l’artiste inscrivant répétitivement la trace de son dessin. Il esquisse une réflexion sur le geste artistique confronté aux limites, que le 116 poursuivra dans sa prochaine exposition F.A.I.R.E.S, conçue par Yves Sabourin, et qui débutera le 20 janvier 2016.

w--®JeromeCombe-le116-2015-216Mathieu Bonardet – Ligne(s) – crédit photo : Jérôme Combe

Cartographies intimes

Du 17 septembre au 19 décembre 2015

Avec les propositions de Clément Bagot, Mathieu Bonardet, Elsa Cha, Christine Coste, Philippe Paumier, Keen Souhlal

Le 116 – Centre d’art contemporain – 116 rue de Paris à Montreuil

Ouvert du mercredi au samedi de 14h à 19h, entrée gratuite

L’escale Circul’R

Ils ont déjà passé six mois à sillonner l’Europe du Nord, l’Espagne, le Portugal et le continent africain, à la recherche d’initiatives marquantes dans le domaine de l’économie circulaire. Jules Coignard et Raphaël Masvigner – fondateurs du projet Circul’R– sont convaincus que les solutions pour changer de modèle économique se trouvent au niveau local. Ils en ont déjà recensées un certain nombre, simples ou innovantes, en tout cas inspirantes. Avec l’aide de l’équipe des Relations Presse de Batida and Co, et le soutien de la Mairie de Paris, ils dressent un premier bilan d’étape lors des Etats Généraux du Grand Paris de l’économie circulaire.

Retrouvez nos deux globe-trotters le Mardi 15 septembre de 17h00 à 18 h00 dans la salle de presse de l’Hôtel de Ville de Paris pour une conférence de presse inédite.

Paris dans la boucle

Lancés le 11 mars dernier à l’initiative de la Maire de Paris Anne Hidalgo, les Etats Généraux de l’économie circulaire ont rassemblé les collectivités métropolitaines, les entreprises, les associations, le monde académique, des personnalités engagées, aussi bien françaises qu’étrangères, ayant une expérience forte dans le domaine de l’économie circulaire. En constituant des groupes de travail thématique, l’objectif de ces Etats Généraux est d’aboutir à l’élaboration de propositions pragmatiques et concrètes afin de faire entrer le Grand Paris dans la boucle vertueuse de l’économie circulaire. Sont en jeu la réduction de l’impact écologique des activités humaines sur la métropole et la création de nombreux emplois locaux. A l’issue de ces Etats Généraux, un livre blanc sera remis, il contient 65 propositions « d’envergure » qui seront mises en application dès l’année prochaine.

153318

Un premier tour de la question

Raphaël et Jules, au cours des premières escales de leur tour du monde de l’économie circulaire, ont pu constater qu’un territoire pouvait devenir plus attractif et compétitif grâce à ce modèle économique qui ambitionne d’utiliser avec parcimonie les ressources non renouvelables et d’offrir des produits et des services éco-conçus. En décryptant les process mis en place, les bonnes pratiques et les idées souvent pleines de bon sens ou nourries de l’observation de la nature, ils mettent en lumière ce qui fonctionne et pourrait être reproductible dans d’autres lieux.  D’emblée, Jules et Raphaël ont inscrit leur projet Circul’R dans une dynamique de synergies, avec une volonté affirmée d’identifier, de partager,  de diffuser et de mettre en relation les différents acteurs de l’économie circulaire.

BATIDA-banniere FB-400x150px-HR

Ils dévoileront, également, la seconde phase de leur projet : le lancement d’une plateforme collaborative entre acteurs de l’économie circulaire au niveau mondial. Bien décidés à faire fructifier chaque étape de leur voyage, Raphaël et Jules veulent inscrire cette première conférence de presse de Circul’R comme un temps fort de la réflexion engagée depuis plusieurs mois dans la perspective de la COP 21. En préambule à la remise des Trophées de l’économie circulaire, qui aura lieu à 18h30, rejoignez Jules et Raphaël le mardi 15 septembre dans la salle de presse de l’Hôtel de Ville de Paris, de 17h à 18h.

« L’imprévu de la prochaine escale, c’est le désir jamais comblé de connaître sans cesse autre chose, c’est la curiosité de confronter ses rêves avec le Monde, c’est demain, éternellement demain. » Roland Dorgelès

Suivez en temps réel le tour du monde de l’économie circulaire

www.circul-r.com

www.twitter.com/circulR

www.facebook.com/circulr

https://www.youtube.com/channel/UCaOqSL1xaoD1Lksc73xneBQ

Cercle vertueux

Ils sont deux jeunes dans le vent, beaux, brillants et totalement engagés. Jules Coignard et Raphaël Masvigner, nouveaux globe-trotters de l’économie circulaire, pensent différemment.

Avec leur projet Circul’R, ils voient plus loin que l’horizon borné d’une économie linéaire qui épuise ses ressources, sans envisager sa pérennité et son impact sur l’environnement. Ils ont quitté leurs jobs pour se lancer dans un voyage autour du monde – non pas en quête d’eux-mêmes ou du meilleur soudjouk *défi du Boss*-, mais d’initiatives destinées à limiter la consommation de nos précieuses matières premières et la production de déchets liée à leur transformation.

Dans leurs bagages, ils ont l’indispensable équipe de communication de Batida and co, prête à amplifier l’écho de  leur périple dans l’environnement médiatique. Let’s circulate !

1010148_1501518250121552_2820066218886416377_n

Faire et  savoir-faire

Depuis le 3 mars, et pendant 17 mois, Raphaël et Jules partent à la rencontre d’acteurs de l’économie circulaire présents dans 22 pays. Il s’agit pour eux d’identifier ces nouveaux business models qui contribuent à élargir notre champ de perception : produire différemment, en recyclant, en valorisant, en régénérant afin de créer de la valeur économique, sociale et environnementale. Comprendre les stratégies innovantes, détailler les bénéfices économiques permettront à Jules et Raphaël de mettre en contact les porteurs de projets et les acteurs de l’économie circulaire en général. Ces derniers pourront ainsi partager, à travers leurs retours d’expérience, les meilleures pratiques et contribuer au développement d’un modèle économique.

L’autre objectif de Circul’R est de sensibiliser le grand public à ce nouveau paradigme. A travers les actions concrètes recensées, Raphaël et Jules ont l’ambition d’apporter la preuve que, dans les pays développés ou en développement, dans les différentes zones géographiques qui prennent en compte la diversité culturelle, politique et religieuse, des initiatives d’économie circulaire peuvent voir le jour et prospérer.

A terme, Raphaël et Jules s’appuieront sur leur expertise pour créer, fin 2016, leur propre entreprise. Elle prendra la forme d’un incubateur ou d’un fonds qui aidera directement les entrepreneurs/entreprises cherchant à développer une activité liée à l’économie circulaire.

 Et faire savoir

Le projet Circul’R bénéficie déjà de nombreux partenariats dont les principaux sont Generali, GrDF, Accor, Suez Environnement, Vinci, TBS, Air France, Patagonia, SNCF, Lagunak, AJC-RH, Entrepreneurs d’Avenir, L’Institut de l’économie circulaire, BeeoTop, Future of Waste, Ashoka, Resource, l’Atelier, Orée et SciencesPo.

Batida and Co s’associe à Circul’R pour déployer une stratégie de communication multicanale, pendant et après le voyage.  Nous apportons ainsi à Jules et Raphaël notre expertise dans la production de contenus vidéo et éditoriaux, dans l’animation des relations presse on line et off line, la communication digitale et le community management.

Avant leur départ, Batida and co a réalisé une vidéo de présentation du projet à voir ici.

11018889_1550645321875511_504563825318217119_n

Notre expert relations médias dans le secteur Green Business a conçu l’incontournable dossier de presse et élaboré un calendrier d’actions spécifiques. Raphaël et Jules, de leur côté, vont produire régulièrement une information destinée aux réseaux sociaux. Cette matière première, vivante, spontanée et ludique sera valorisée par notre équipe pour une déclinaison en communiqués, ciblant l’ensemble des médias on line et off line. Notre objectif est de renforcer la visibilité et la notoriété de Circul’R, afin de contribuer à impulser des démarches liées à l’économie circulaire.

Pour suivre en temps réel le tour du monde de l’économie circulaire :

www.circul-r.com

www.twitter.com/circulR

www.facebook.com/circulr

Le rire médecin

Ceux qui, dès ce soir, vont redonner vie à nos zygomatiques en deuil, ceux qui permettront à quinze de nos muscles faciaux de se mobiliser, ceux qui, dignement, ont choisi de faire rire mercredi 7 janvier, en maintenant leur représentation au Monfort Théâtre, ceux-là ont été célébrés par Charlie Hebdo qui écrivait en 2010 : «  L’Idéal Club, un cabaret proche de la perfection. Tout est inédit, hilarant, génial. »  Les 26000 couverts reviennent pour deux représentations exceptionnelles de l’Idéal Club à Pantin ce soir, vendredi 16 janvier et demain, samedi 17 janvier, avec une ordonnance simple : le rire comme catharsis collective.

3-IdealClub©26000crédit photo : 26000 couverts

Remettre le couvert

Invitée régulière de la programmation de Pantin depuis sa création, la compagnie des 26000 couverts développe un humour qui fait sens par déplacements, par une logique prise en défaut, par un absurde qui entraîne tout dès qu’il apparaît. Sorte de Monty Python élevés au lait de Tati, bande de jazzmen – rockers, les 26000 couverts font défiler dans leur Idéal Club, une galerie de personnages déglingués qui se lancent dans des performances physiques et verbales. Cascades de situations, de mots et de musiques, tout est bon pour faire jaillir le rire, car en réponse à la question « Tout s’écroule ? », les 26000 couverts répondent en cœur « Rions ! »

Ecrit collectivement sous la direction de Philippe Nicolle, co-fondateur de la compagnie, le spectacle fait monter sur scène une dizaine de comédiens, dont le plaisir à jouer en troupe est communicatif. L’esprit burlesque, décalé et poétique de leur Music-Hall touche le spectateur à chaque fois. Leurs farces bousculent joyeusement le quotidien, réveillent les mornes esprits, et font monter dans le public moult soubresauts thoraciques et dans les yeux des larmes de bonheur.

 Alors bonne résolution n° 1 : précipitons- nous à Pantin !

L’Idéal Club par la compagnie des 26000 couverts : vendredi 16  et samedi 17 janvier à 20h30, Salle Jacques-Brel à Pantin, à partir de 10 ans, durée 2h50 (mais on ne les voit pas passer).

Plus d’information sur le site de la ville de Pantin.

 

Et que le show se déchaîne

Précédé par nos invitations à découvrir son univers, voici venir le Slava’s Snowshow, spectacle grandiose et poétique de Slava Polunin – le plus célèbre des clowns russes – qui s’est emparé du théâtre du Trianon depuis le  3 décembre.

Fidèle partenaire du Slava’s Snowshow depuis ses débuts en France, Batida and co s’est vu, à nouveau, confier sa promotion dans la presse et sur les réseaux sociaux. Au-delà de son nez rouge, de son visage grimé et de son ample costume jaune, c’est l’homme, ce qu’il aime, ce en quoi il croit, que notre équipe de relations presse s’est attachée à faire découvrir.

Storm with drape (A.Lopez) copieCrédit photo : A. Lopez

Dévoilement progressif

Slava est un clown pudique et délicat qui aborde son art avec la passion de l’artisan. Puisant aux sources des mimes célèbres – Marcel Marceau, Charlie Chaplin-  s’inspirant de la danse et de la performance, il parvient à styliser sans mots cette vie quotidienne commune à tous, faite d’espoir, de rêve, de perte et de solitude. Il crée, au-delà du spectacle, un univers et une mythologie qui lui sont propres. A travers des communiqués de presse, conçus comme un portrait chinois poétique,  Batida and co a exposé ce foisonnement créatif.

Le premier communiqué de presse, qui a fait l’objet d’un précédent article, était un premier signe : une invitation à découvrir le paradis francilien de Slava, son Moulin Jaune de Crécy la Chapelle.

Le deuxième communiqué de presse, que vous pouvez lire ici, est une main tendue : par analogies avec un personnage, une histoire, une saison, l’homme se révèle en creux. Et le désir d’une rencontre peut naître.

Enfin, les Greenz, compagnons cocasses et maladroits de Slava, qui se sont égayés en dehors de la scène, ont fait l’objet d’une promotion toute particulière.

Suivant ainsi la philosophie de Slava qui préconise « dattendre le moment où le spectateur est prêt, c’est comme un enfant, il faut lui faire signe, lui donner la main et après se rapprocher », Batida and co a rendu, par petites touches, l’artiste plus présent derrière le personnage. Elle a permis aux médias de redécouvrir un spectacle bouleversant et jubilatoire, comme une tempête de confettis.

Depuis septembre, Batida and co alimente également, au quotidien, les réseaux sociaux dédiés au Snowshow de mille surprises. Photos inédites des Greenz, vidéos, places à gagner et dialogue avec les fans ont permis de prolonger la magie du show et de fédérer une communauté charmée par le talent de Slava.

Slava’s Snowshow, du 3 décembre 2014 au 4 janvier 2015 au Trianon – 80 Boulevard de Rochechouart, 75018 Paris

Plus d’information sur le site du Slava’s Snowshow.