Archives de Tag: Lobster films

Rétines et papilles : événement émotionnel

Scénariser des rencontres inédites, déclencher une synergie d’émotions, orchestrer la rencontre entre une marque et son audience, laisser une empreinte durable à l’issue d’un événement, fort et surprenant, ce sont des savoir-faire que Batida cultive depuis 30 ans.

La célébration de ces 30 années d’existence a été l’occasion de déployer à nouveau tous les talents de notre agence, qui a créé pour ses invités une soirée hors norme, entre orchestration maîtrisée et joyeuse spontanéité.

Les experts duettistes

La rencontre inédite entièrement imaginée par Batida, le 7 avril dernier, était celle de deux conteurs formidables et passionnés. Serge Bromberg, initiateur des Retour de Flamme, restaurateur de films perdus et oubliés et Philippe Faure-Brac, meilleur sommelier du monde, propriétaire du restaurant le Bistrot du Sommelier (lien vers la page). Ces deux formidables tribuns se sont associés pour livrer une programmation surprenante de très court-métrages, accompagnée d’une dégustation d’excellents vins. Vins et films dialoguaient selon des accords originaux, se sublimant avec intelligence et excitant rétines et papilles des invités.

rétines et papilles

Clients, fournisseurs et prestataires, collaborateurs et amis, chacun des cercles, qui composent le riche univers de Batida, a communié dans un plaisir identique. Cette belle soirée, conçue  à l’image de notre agence, fut un véritable succès.  A vous d’en juger, ou de vous en souvenir, en regardant le film de la soirée.

soirée BatidaSerge Bromberg, Michèle Fériaud et Philippe Faure-Brac

En événementiel, tout comme dans nos autres domaines de compétences, nous inspirons des émotions, nous imaginons de l’inattendu, nous garantissons la réussite. Et bien sûr, nous n’hésitons pas à tester, grandeur nature, nos concepts, puis à les adapter à la demande de nos clients !

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Compte à rebours pour le Keaton Project

Il ne reste plus que quelques jours pour participer au nouveau défi de Serge Bromberg : le Keaton Project. Son ambition : sauver et restaurer  les 32 courts-métrages de Buster Keaton,  afin de pouvoir les projeter dans le monde entier. Rendez-vous sur Kick Starter, plateforme de financement participatif de projets créatifs, pour contribuer à la restauration de ces œuvres précieuses avec Lobster Films.

keaton horloge

L’homme qui sauvait les films

Explorateur de la pellicule argentique, aventurier des bobines oubliées, artisan passionné de la sauvegarde et de la restauration d’un patrimoine négligé et endommagé, Serge Bromberg est un combattant pugnace du temps qui passe. Il lutte depuis des années afin de faire revivre des chefs d’œuvre cinématographiques ou de sortir de la nuit de leur boîtier métallique, d’antiques films courts, témoins de la vigueur créative et de la poésie des premières générations du cinéma. On lui doit d’avoir sorti de son purgatoire l’Enfer de Clouzot, d’avoir fait vibrer à nouveau le premier J’accuse d’Abel Gance, entre autres. La collection de Lobster films est  à ce jour la première collection privée au monde  et compte près de 50.000 films rares, souvent inédits, ou désormais classiques ce qui représentent plus de 110.000 bobines.

L’homme qui ne riait jamais

Le nouveau projet exaltant de Serge Bromberg est de restaurer en très haute définition l’intégralité des 32 courts-métrages réalisés par Buster Keaton entre 1917 et 1923 (tous ses courts muets), avant de passer au long. Ces films existaient sur des copies de qualité très médiocre parfois incomplètes. A la fin des années 20, Keaton abandonne la production et ne s’occupe donc pas de la conservation des négatifs de ces premières œuvres. Serge Bromberg entame l’exploration de toutes les archives du monde et des collections privées, afin de retrouver tous les morceaux de copies, les bouts de plan, les lambeaux de séquences de ces courts-métrages. Une fois ce matériel rassemblé, inventorié, les plans sont scannés, image par image, ce qui représente plus d’1 million d’images !  Les meilleurs éléments sont alors assemblés, dans le respect du montage initial  souhaité par le réalisateur, puis la restauration numérique peut commencer, tandis que les compositeurs de musique enregistrent les partitions nouvelles qui accompagneront les films. C’est à ce moment crucial, une étape longue et coûteuse, que Serge Bromberg fait appel à votre contribution pour lui permettre de boucler un budget de 396.000 €.

Et les gens qui aidaient

Keaton project

Petit défi dans le grand défi : rassembler 45.000 € avant le 30 octobre 2015. En ce 21 octobre, 246 contributeurs ont déjà versés 25.861 €.  Comme sur toute plateforme de financement participatif, les contributions font l’objet d’une contrepartie nous vous invitons à découvrir sur la page dédiée au Keaton Project.

Précipitez-vous car le temps court !

Pour en savoir plus sur Lobster Films : rendez-vous sur leur site. Et pour découvrir les projections Retour de Flamme, nous invitons à lire cet article.

La Guerre d’Abel

Qu’il s’agisse de conserver, de restaurer ou de commémorer,  il est toujours question d’un combat. Combat contre l’usure du temps, contre l’effacement de la mémoire, contre la dispersion des témoignages et la disparition des témoins. Lorsqu’en point d’orgue aux commémorations du Centenaire de la Grande Guerre, le 8 novembre dernier, J’Accuse d’Abel Gance (avril 1919), entièrement restauré  à l’initiative de Lobster films,  fut projeté lors d’un ciné-concert exceptionnel à  la Salle Pleyel, on mesure ce que les passions peuvent engendrer de catastrophes et de chef d’œuvres.

J'Accuse

« J’obtins 2.000 soldats »

Plongé au milieu du conflit de 14-18, Abel Gance voit ses amis mourir au front. Soldat malgré lui, filmant pour l’armée, la guerre, les tranchées, les assauts meurtriers, il reste néanmoins un poète révolté : « J’eus ce sentiment d’une rage insensée d’utiliser ce nouveau médium, le cinéma, pour montrer au monde la stupidité de la guerre.» Il imagine J’Accuse, ce chef d’œuvre du cinéma muet, alors que la guerre fait encore rage. Fortement influencé par le récit d’Henri Barbusse « Le Feu », Abel Gance cherche une manière de figurer ce que la guerre et la barbarie peuvent tuer d’humanité en tout homme.

L’argument de J’Accuse est simple,  trois personnages, deux hommes et une femme –  mari-femme-amant presque un trio de vaudeville-  sont irrémédiablement transformés par la guerre. Et si le film met du temps à prendre de l’ampleur, il est jalonné de magnifiques séquences  où la virtuosité de la composition picturale, les incroyables effets de lumière, jouant sur le clair-obscur rivalisent avec un matériau filmé directement sur les champs de bataille. En effet, avec l’accord de l’armée qui soutient son projet de film,  Abel Gance est remobilisé dans la section cinématographique, ce qui lui permet de filmer les combats. Ces images extraordinaires sont inclues dans la scène de la bataille finale. De même, pour tourner la séquence des soldats morts qui reviennent auprès des vivants, Abel Gance demande à utiliser comme figurants des soldats qui sont en permission dans le midi : «  J’obtins ces 2.000 soldats qui savaient qu’ils ne survivraient jamais dans cet enfer. Ils avaient tout vu, et maintenant ils devaient interpréter des morts, sachant qu’ils allaient probablement mourir à leur tour. Cette tension à l’origine de l’impact psychologique de la scène explique la force  du jeu de ces morts vivants en permission. »

J'Accuse les morts

Léonce Henri-Burel, directeur de la photographie d’Abel Gance raconte, que la production du film commença comme un film de recrutement, ce qui permit au réalisateur de compter sur la coopération de l’armée. Le film était pratiquement terminé lorsque la guerre prit fin, que faire alors d’un film de propagande militaire ? Léonce Henri-Burel explique que Gance changea quelques cartons de dialogue et transforma le film en œuvre anti-guerre.  On a dû mal à croire cette version de la petite histoire, tant la force du propos d’Abel Gance est martelée avec ses images saisissantes.

Le film n’est certainement pas une ode pacifique, mais comme finira par l’avouer Abel Gance : « J’Accuse était fait pour montrer que si la guerre n’avait pas d’objet précis, alors c’était un gâchis terrible ».

Reconstruction d’un chef d’œuvre

Malgré le succès international de cette œuvre visionnaire saluée par les  plus grands – dont Griffith et Chaplin – J’Accuse fait partie de la légende des grands films invisibles. Détruit, mutilé, il n’avait jamais été édité en vidéo, ni montré dans sa splendeur depuis près d’un siècle.

La projection de J’Accuse, ce 8 novembre Salle Pleyel lors d’un ciné concert exceptionnel en présence du Premier Ministre, Manuel Valls, présente la version la plus complète (3.525 mètres) et la plus magnifique de l’œuvre d’Abel Gance.  Le négatif original du film n’existant plus, il a été patiemment reconstruit et restauré par l’Eye film Institute d’Amsterdam, à l’initiative de Serge Bromberg qui acquit les droits du film auprès de Nelly Kaplan. Il a fallu récupérer différentes copies réparties entre la France, les Pays-Bas et la République tchèque, les comparer, choisir les éléments du film les mieux conservés, pour ensuite les scanner en vue du montage numérique et de la restauration.

La projection du 8 novembre était illustrée d’une partition originale. Pour l’occasion, la ZDF et Arte ont demandé au compositeur français Philippe Schoeller une création musicale symphonique et électronique, interprétée par l’Orchestre philharmonique de Radio France sous la direction de Frank Strobel.

jacquette DVD J'Accuse

L’édition DVD de J’Accuse, proposée à la vente en France depuis le 12 novembre par Lobster Film offre, quand à elle,  le film restauré, accompagné d’une musique orchestrale nouvelle de Robert Israel, pleine de lyrisme, de force et d’énergie.  En bonus, « Mères Françaises », un film réalisé en 1916, par Louis Mercanton et René Hervil, permet de redécouvrir l’immense Sarah Bernhardt.

Retour de flamme et tour de danse

Danse et cinéma sont arts du mouvement, et dès sa création le cinéma a tenté de capter et de faire sien le rythme de la danse. A travers burlesques, dessins animés et films du hasard, présentés et illustrés au piano par le génial et passionné Serge Bromberg, vous pourrez découvrir Mardi 18 mars à 19h, au Centre national de la danse de Pantin, les premiers pas de la danse au cinéma. En effet, Le Centre national de la danse de Pantin et Lobster proposent un ciné-concert « Retour de Flamme » exceptionnel, consacré aux danseurs insolites et autres danses.

Serge Bromberg, archéologue et magicien du cinéma

Patiemment, depuis des années, Serge Bromberg retrouve et restaure des films rares, inédits ou oubliés, tous  fixés sur des pellicules composées de nitrate. Ces pellicules, appelées film « flamme », utilisées dans les premières années du cinéma,  sont hautement inflammables et périssables. La quête de Serge Bromberg est donc une véritable course contre la montre pour dénicher et sauver de l’oubli ces pépites, que personne n’a pris soin de conserver.

serge institut lumiere 2 15-12-2011Serge Bromberg, crédit photo Lobster

Au sein de sa société Lobster, Serge Bromberg dispose d’un fond d’archives cinématographiques impressionnant qu’il propose de montrer au public, depuis 1992, à travers les spectacles « Retour de flamme ».  Dans une ambiance recréant la magie des premières projections cinématographiques, entre piano live et anecdotes savoureuses, distillant fantaisie et nostalgie, Serge Bromberg fait défiler les films miraculés sous les regards émerveillés des petits et des grands.

 

Soirée danseurs insolites et autres danses

Au programme de ce « Retour de flamme » spécial danse, vous pourrez voir, entre autres :

LE FARFALLE (Italie 1907), Féerie en trois tableaux, entièrement coloriés à la main, l’affrontement du bien et du mal sous forme de ballet primitif. Le dernier tableau représente une danse serpentine immortalisée par Loïe Fuller. Envoûtant.

FARFALE_09Farfalle (1906)

DANSEURS ESPAGNOLS  (France 1898), Danse, Un couple de danseurs espagnols exécute une danse folklorique. Dépaysant.

SWING YOUR PARTNERS (USA 1918),  Burlesque, Réalisation d’Alfred GOULDING, avec Harold LLOYD, Harry « Snub » POLLARD, Bebe DANIELS.

Se faisant passer pour des professeurs de danse, Pollard et Lloyd donnent un cours de danse déguisés en hommes préhistoriques. Mais les deux vrais professeurs arrivent. Hilarant

Alors, ne passez pas votre tour et venez  découvrir ce « Retour de flamme » inédit !

Retour de Flamme,

Danseurs insolites et autres danses

Au Centre National de Danse de Pantin, en association avec Lobster

Le mardi 18 mars 2014 à 19h, en salle de projection

Plus d’infos sur cette projection sur le site du CND de Pantin

Plus d’infos sur Retour de Flamme sur le site de Lobster