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Poétique Food

Que trouve-t-on dans nos assiettes qui fasse sens, émette un message et permette la relation à l’autre ?

A l’heure où le plaisir culinaire individuel, intime et réel, se déploie dans le virtuel, jusqu’à le saturer, SOCIAL FOOD, la nouvelle exposition du 116, imaginée par Lina Tornare interroge de manière esthétique et poétique « l’état actuel et le devenir proche de notre culture de l’échange et du partage de la nourriture et de nos moments de repas ».

Les artistes plasticiens, photographes, peintres et designers présentés, fixent dans sa virtualité une nourriture signe, une nourriture identité, une nourriture communauté, tandis que les installations et performances proposées revisitent convivialité gourmande et scène gastronomique se déployant dans le temps et l’espace.

Visions de l’empire des signes

Pour SOCIAL FOOD, Lina Tornare a composé un parcours de signes à pister, riche en images et symboles du partage de la nourriture. D’une salle à l’autre, les installations et œuvres tissent entre elles des fils invisibles, correspondances et variations sur thème. Parmi elles, l’immense table immaculée de la première salle – dont le plateau est composé de liens en plastique armé représentant les flux et connexions virtuelles, et où s’expose l’aliment originel, le pain, dans toutes les variétés fabriquées à Montreuil- fait écho à The Last Supper, cène personnelle d’Emmanuel Flippo et aux Géographies Comestibles de Milles Hosties de Jean-Claude Chianale.

©JeromeCombe-le116-2016-05-016Crédit photo Jérôme Combe – 116

 Dans cette même salle, l’installation Ici et Là-Bas de Caroline Lopez, Marion Chatel-Chaix et Rachel Levesque, opère un déplacement poétique entre les recettes improvisées par Caroline avec son équipement restreint et leur transfiguration photographique par détournements. Dans la deuxième salle, deux séries photographiques spectaculaires, Street Food Project de Gildas Paré et Falt Fag de Jonathan Icher, mettent en lumière les goûts individuels et les stéréotypes culinaires nationaux.

montage séries photo 116Crédit photo Jérôme Combe – 116

Déploiement de Frichtis

Entre ces deux salles, Martine Camillieri a fait escale avec Frichtis. L’installation Autel des Banquets insolites, avec son bel ordonnancement de colonnes de  cloches en plastique, de casiers empilés et son fronton de nattes colorées, est visible tout au long de l’exposition. Le samedi 28 mai à 12H, elle sera exceptionnellement déployée à l’extérieur du Centre d’art contemporain. Les nattes déroulées constitueront une gigantesque nappe qui accueillera un repas, dont les plats seront réalisés par des cuisinières de Montreuil. La cuisine trouve, ici, sa dimension d’art du temps, des couleurs, des volumes et des matières et se transfigure, de manière éphémère, en une cérémonie hédoniste et sans chichis.

©JeromeCombe-le116-2016-05-018Crédit photo Jérôme Combe – 116

SOCIAL FOOD présente également les installations et performances d’Aurélie Ferruel et Florentine Guédon, Gilles Stassart et Kenzo Onoda, Natalia Boteva, Adel Cersaque, les photographies de Maike Fress et Anne-Karin Mordos, les vidéos de Cécile Benoiton, ainsi que  les contributions des étudiants en Master Design & Culinaire de l’Ecole d’Art et de Design de Reims, sous la direction de Germain Bourré.

L’exposition SOCIAL FOOD se tient jusqu’au 31 juillet 2016, au 116 Centre d’art contemporain, 116 rue de Paris – 93100 Montreuil

Métro Ligne 9 (station Robespierre – sortie Barbès)

Ouvert du mercredi au vendredi de 14h à 18h et le samedi de 14h à 19h. Entrée gratuite.

Lire le dossier de presse réalisé par Batida et le communiqué de presse Frichtis.

 

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Mouvement vers l’Art

En ce début d’année, Batida se mobilise pour faire découvrir la nouvelle exposition du 116, le Centre d’Art Contemporain de Montreuil, et défendre la place de cette institution culturelle, indispensable et stimulante, dans l’environnement médiatique.

Yves Sabourin, commissaire de l’exposition F.A.I.R.E.S (20 janvier – 16 avril 2016), a rassemblé des « paysages » d’artistes plasticiens les plus divers, mais qui tous, à travers des techniques et des formes différentes, illustrent des gestes artistiques. Geste individuel, geste nécessitant la coopération avec un artisan, un spécialiste, geste simple ou de haute technicité, les « faire » sont multiples, foisonnants et donnent, cependant, naissance à des œuvres très personnelles, témoignant de la puissance de l’esprit et de la vision propre à chacun des artistes.

©JeromeCombe-le116-2016-043Crédit photo Jérôme Combe – 116

Le geste de l’esprit.

« Pour élaborer F.A.I.R.E.S, j’ai mis au premier plan le geste et la technique qui permettent à un plasticien ou à un créateur d’exprimer son travail, de créer sa propre écriture et pourquoi pas son propre savoir-faire » déclare Yves Sabourin, « Si le geste est important, il n’est rien sans son « ordinateur » : la tête, la pensée, le sens. »

C’est afin de donner sens à chaque « paysage » des artistes invités que le commissaire de l’exposition a recomposé l’espace du 116, en ajoutant des cloisons qui brisent les perspectives évidentes, mais incitent le visiteur à déambuler d’univers en univers. Murs de couleur sombre, ou frais petit salon bourgeois, galerie lumineuse ou vaste espace immaculé, les mises en scène révèlent avec intensité les œuvres des cinq plasticiens sélectionnés pour cette exposition : Angélique, Isabel Bisson-Mauduit, Rose-Marie Crespin, Laurent Esquerrè et Françoise Quardon.

©JeromeCombe-le116-2016-001Crédit photo Jérôme Combe – 116

Cinq paysages de plasticiens

La déambulation débute parmi les toiles et photos d’Isabel Buisson-Mauduit, dont les sujets sont rehaussés ou saturés de broderies à la main ou à la machine – selon qu’elle veuille mettre en relief ou cacher. Végétal, organique ou épidermique les sujets de ses photographies, imprimées sur toile de lin ou papier, se recouvrent de points qui s’enchaînent ou s’enchevêtrent, tissant une histoire autre. L’artiste travaille également le rebus des résidus textiles, récupérés dans sa machine à laver, et les détourne en fragments de pensée ou en une étonnante sculpture de poussière de fibre.

116 composition 2Crédit photo Jérôme Combe – 116

Françoise Quadron nous accueille dans un petit salon bourgeois où ses productions personnelles voisinent avec des œuvres réalisées en collaboration avec les Porcelaines de Sèvres et les Tapisseries d’Aubusson. Dans cet intérieur, inspiré de Manderley et de Rebecca, le personnage de Daphné du Maurier, se déploie une féminité inquiétante.

Les œuvres d’Angélique succèdent avec leur blancheur éthérée. Le 116 présente quelques une de ses sculptures en organdi de coton, structuré par une technique issue de la Haute Couture, associées à des photographies en noir et blanc.  Dans le travail d’Angélique, les contours ne sont pas des limites, l’apparence de ses sculptures dévoile l’intérieur aussi bien que l’extérieur, alors que l’enveloppe de chair, saisie par ses photos, se fond comme un mirage.

©JeromeCombe-le116-2016-040Crédit photo Jérôme Combe – 116

Dans l’extension du 116, les échelles sont bousculées. Que ce soient les sculptures monumentales de Laurent Esquerrè ou les œuvres infiniment petites de Rose-Marie Crespin, la question du geste de l’artiste est intensément posée. Chez Laurent Esquerrè la mains produit un geste fort, maîtrisé, dompte la matière et laisse son empreinte dans un lièvre de 2 mètres, en terre cuite émaillée, et un oiseau gracile en feuilles d’aluminium.  Tandis que les productions miniatures de Rose-Marie Crespin, composées de sculptures de points noués et d’épopées minuscules de papiers découpés, signalent la tension minutieuse et la précision du geste dans une économie du corps et de l’espace.

116 composition 1Crédit photo Jérôme Combe – 116

L’exposition F.A.I.R.E.S se tient jusqu’au 16 avril 2016 au 116, Centre d’art contemporain, 116 rue de Paris – 93100 Montreuil Métro Ligne 9 (station Robespierre – sortie Barbès). Ouvert du mercredi au vendredi de 14h à 18h et le samedi de 14h à 19h. Entrée gratuite.

Lire le dossier de presse réalisé par Batida ici

Lignes de partage

Cartographies intimes la nouvelle exposition du 116 –le Centre d’Art Contemporain de Montreuil – incite le visiteur à s’aventurer dans des perceptions différentes, à s’éveiller face à des œuvres monumentales ou plus réduites, dans lesquelles le dessin est un mouvement.

Face aux œuvres des six artistes invités, on ne peut se contenter d’enregistrer les traits pour que se fixe en eux la ressemblance d’une image, il faut déchiffrer dans leur progression, leur accumulation, leur finesse, l’opération de sens qui s’exerce, l’intériorité qui force le geste.

w--®JeromeCombe-le116-2015-229Mathieu Bonardet – Sans titre – crédit photo : Jérôme Combe

Accommoder son regard

Clément Bagot, Christine Coste, Mathieu Bonardet, Keen Souhlal, Elsa Cha et Philippe Paumier déclinent le trait en répétitions, proliférations obsessionnelles, images légères et étranges, empâtements et stries calligraphiées. Ils jouent de l’espace avec des formats monumentaux qui alternent, dans l’accrochage de l’exposition avec des œuvres intimes, de la lumière qui jaillit de la saturation de noir,  du songe étrange et inquiétant qui surgit dans les paysages, du rythme libre des traits oscillant entre densité et vide.

w--®JeromeCombe-le116-2015-208Keen Souhlal – Murmuration – crédit photo : Jérôme Combe

Le regard est happé par la poésie des vols d’oiseau de Keen Souhlal, ou le rythme régulier de la graphite qui crée un dégradé hypnotique de l’ombre à la lumière. Le rapport physique au dessin est sans cesse mouvant, entre proximité et éloignement, pour appréhender la diversité des œuvres présentées. Les unes, en très grand format, frappent par l’énergie des territoires imaginaires explorés,  qu’ils soient intérieurs et viscérales comme dans la série Utérin de Christine Coste, ou qu’ils soient «paysages mentaux » avec leur prolifération modulaire et leur liaisons transversales très graphiques chez Clément Bagot.

w--®JeromeCombe-le116-2015-203Christine Coste – Utérin (série) – crédit photo : Jérôme Combe

Les autres, petits formats, font entrer dans l’intimité de figures abstraites – où affleure la tension du geste de dessiner comme dans les œuvres à l’encre de chine de Philippe Paumier, ou de rêveries inquiétantes – comme dans les dessins d’Elsa Cha où le trait est un murmure au sein d’une composition dépouillée. Le visiteur doit, à chaque instant, accommoder son regard, changer de perspective, se rendre disponible, en somme s’éveiller aux propositions des artistes.

Quelques œuvres en volume, créées par Philippe Paumier et Keen Souhlal, complètent cette exposition, témoignant de la richesse plastique des artistes invités, qui en prise avec différentes matières tentent de révéler une nature fragile et créative. Enfin, la série de 25 photographies numériques de Mathieu Bonardé intitulée Ligne(s), qui occupe tout un mur, tente de saisir le déploiement du corps de l’artiste inscrivant répétitivement la trace de son dessin. Il esquisse une réflexion sur le geste artistique confronté aux limites, que le 116 poursuivra dans sa prochaine exposition F.A.I.R.E.S, conçue par Yves Sabourin, et qui débutera le 20 janvier 2016.

w--®JeromeCombe-le116-2015-216Mathieu Bonardet – Ligne(s) – crédit photo : Jérôme Combe

Cartographies intimes

Du 17 septembre au 19 décembre 2015

Avec les propositions de Clément Bagot, Mathieu Bonardet, Elsa Cha, Christine Coste, Philippe Paumier, Keen Souhlal

Le 116 – Centre d’art contemporain – 116 rue de Paris à Montreuil

Ouvert du mercredi au samedi de 14h à 19h, entrée gratuite

Faire salon

Alors que s’ouvre la parenthèse estivale, le 116 poursuit son exploration de l’art contemporain en donnant carte blanche à l’Atelier Reflexe, basé à Montreuil depuis 1994.

Du 17 juin au 13 septembre, le centre d’art contemporain de Montreuil accueille le Salon Cosmos proposé par Véronique Bourgoin et Juli Susin.  Cette installation fédérative  offre à Batida and co une nouvelle occasion de promouvoir le 116 et sa programmation originale.

Le Salon Cosmos au 116Crédit photo : Atelier Reflexe

Dans la nouvelle peau du 116

Avec son un extérieur classique de maison bourgeoise, enrichi d’une extension en forme de périscope, le 116 s’annonce comme un lieu hybride. Or à l’intérieur, surprise de cette nouvelle exposition – dont le vernissage a eu lieu ce mardi 17 juin-  le 116  est protéiforme.

Ses murs, cartes blanches pour les artistes qui y sont exposés, sont le temps d’une saison recouverts d’une peau imaginée par Véronique Bourgoin et Juli Susin. Les deux artistes fondateurs de l’Atelier Reflexe, accueillent des artistes depuis 1994 dans leur salon. Lieu de possible, d’invention, d’échange, de réflexion et de création autour de la photographie, leur salon est devenu une installation transportable et démontable.

Les murs du 116 sont recouverts de panneaux en noir et blanc, représentant en trompe l’œil, des salons à taille réelle. Dans l’intimité de différents lieux privés, surgissent, çà et là, des œuvres diverses conçues par de nombreux artistes, peintures, dessins, sculptures, objets transformés et mobilier réel qui se jouent des perspectives et des faux semblants.

Le Salon Cosmos au 116Crédit photo : Atelier Reflexe

Ce collage d’univers juxtaposés, à la fois familiers et étranges, issus des projets et workshop de l’Atelier Reflexe et de la collection Royal Book Lodge,  invite le visiteur à un voyage poétique.

Une performance rétrospective

 L’Atelier Reflexe a mené, en 20 ans, une cinquantaine de projets artistiques que la performance inaugurale du mardi 17 juin a mis en scène et fêté joyeusement.

Accompagnée par Vero Cruz et les Hole Garden, cette performance musicale a permis de présenter, de façon originale, la rétrospective de vingt années de pratiques artistiques autour de la photographie.

Des Belphégor, en combinaison de lycra moulante, ont circulé parmi les spectateurs, montrant ou brandissant photos originales et exemplaires d’édition limitée, illustrations du travail de Véronique Bourgouin et Juli Susin.   Décrochées du mur, sortis des rayonnages des bibliothèques, photographies et livres sont passés, tels des étoiles filantes, sous le regard surpris, mais néanmoins attentif du public présent.

vero cruzCrédit photo : Véro Cruz et les Hole Garden

D’autres rendez-vous seront distillés pendant l’été, nouvelles occasions de rencontre et d’échange avec Véronique Bourgoin et l’Atelier Reflexe : le Samedi 28 juin, à 16h et 18 h, le Jeudi 3 juillet, à 19 h et le Samedi 13 septembre, à 17 h.

Pour en savoir plus : lire le communiqué de presse de Batida and co ici, visiter le blog du 116,  et se rendre sur le site de lAtelier Reflexe.

Un détour chez Bill Gates

L’artiste belge Julie Goergen ne manque pas d’humour. Dans le contexte éphémère d’une performance qui se déroulera ce samedi 15 mars à 17 h au 116, le nouveau centre d’art contemporain de Montreuil, Julie se fera guide pour nous faire visiter la maison de Bill Gates, une maison qu’elle a, quelque peu, réinterprétée.

 Fondations d’une performance

Dans le cadre de la nouvelle exposition du 116, Territoires / Commun(e)s, le travail de Julie Goergen propose une réflexion sur l’architecture, en tant que reflet du statut social de celui qui est à l’origine du projet architectural. Elle s’intéresse parallèlement aux icônes de la culture populaire, aux monuments célèbres et hauts lieux du tourisme dont elle s’inspire pour délivrer des performances mêlant sculpture et art vidéo.

La maison de Bill Gates près de Seattle, construite entre 1988 et 1996, sobrement surnommée Xanadu 2.0, réunit tout ce qui peut se faire de mieux en termes de domotique et de technologie. Pour son Bill Gates House Tour, l’artiste a reproduit la villa du fondateur de Microsoft à partir de tiges de bois et en propose une visite guidée, riche en informations.

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Métamorphose d’une maison

La structure élaborée par Julie Goergen,  maquette fragile posée à même le sol, reproduit une maison telle un dessin rapide, composé de lignes tracées dans l’espace.

La maison de Bill Gates, réduite à l’état de squelette, se décompose au fur et à mesure de la performance. Chaque élément de la maison, salle de réception, salle à manger, bibliothèque, piscine, théâtre, est saisi par l’artiste à l’aide d’une pince, pour être montré et décrit au public. Disposé plus loin et dans un autre ordre, l’objet maison se métamorphose en une sculpture singulière, démystifiant la maison de rêve.

Suivez donc le guide, ce samedi à Montreuil !

Bill Gates House Tour

Performance de Julie Goergen (en anglais)

Samedi 15 mars 2014 à 17h

Au 116, 116 rue de Paris, Montreuil

 Plus d’information sur le blog du 116 

Plus d’information sur Julie Goergen sur son site

Territoires / Commun(e)s : la nouvelle exposition du 116

Depuis octobre dernier la ville de Montreuil a souhaité proposer à ses habitants un nouvel espace public d’expression, d’exposition, de création et d’échange autour des formes artistiques les plus contemporaines : le 116.

L’inauguration du nouveau centre d’art contemporain de la Ville de Montreuil, qui a fait l’objet d’un précédent billet à lire ici,a remporté un vif succès. Batida and co poursuit son travail de promotion du 116 auprès des médias avec la nouvelle exposition Territoires / Commun(e)s, qui se tiendra du 7 mars au 24 mai 2014.

Le 116 : à la rencontre de l’Autre

L’exposition inaugurale Singularités partagées, réflexion sur l’être-ensemble à partir de la rencontre d’altérités diverses et irréductibles, a ouvert un cycle thématique de trois expositions  se proposant d’explorer, progressivement, la figure de l’Autre.

Deuxième volet de ce cycle, Territoires / Commun(e)s porte la réflexion sur l’espace public, conçu comme lieu de rencontre, de constitution du collectif et de la notion de vivre-ensemble au cœur des villes.

Territoires / Commun(e)s : créer un imaginaire collectif dans l’espace urbain

Le tissu urbain au sein des Grandes Villes contemporaines est de plus en plus riche en hétérogénéités, collages et polyphonies, autant d’univers qui peuvent maintenir l’homme-habitant captif.  L’espace public s’impose alors comme le lieu privilégié de partage, d’échange entre l’individu et le collectif, un espace de liaison associé à des modes de relations sociales dans lequel s’élabore le vivre-ensemble.

En replaçant l’homme au centre des projets urbanistiques, l’exposition Territoires / Commun(e)s  a l’ambition de présenter de nouvelles visions de la ville. A travers des propositions, où pratique artistique et vision architecturale sont intimement unies, ce sont de nouveaux moyens de nourrir l’imaginaire collectif qui émergent.

Le 116 accueille les propositions de Pierre Ardouvin, Yves Bélorgey, le Collectif 14, Dušica Dražić, Julie Goergen , Marie-Jeanne Hoffner, Friedrich Kiesler, Paolo Codeluppi et Kristina Solomoukha et le Groupe LAPS.

tumblr_n24kqfu13g1sicvilo1_1280« Nicolas et Pimprenelle »

Installation de Pierre Ardouvin en exclusivité pour le 116

Devant le 116, l’installation in situ « Nicolas et Pimprenelle » de l’artiste Pierre Ardouvin, mobilise d’emblée notre imaginaire collectif avec une évocation de nos souvenirs d’enfance, empreinte de nostalgie et de douceur. Réalisée en exclusivité pour le 116, cette installation à base de deux sphères en résine et d’une banderole directement accrochée au bâtiment oscille entre comique et critique de l’emprise médiatique sur notre monde contemporain.

En évoquant le Manifeste sur la Ville- Espace (Raumstad) de l’architecte et artiste austro-américain Friedrich Kiesler, l’exposition Territoires –Commun(e)s  opère un retour en arrière propre à mettre en lumière des questions qui travaillent nombre d’artistes et d’architectes aujourd’hui. Bien qu’elle ne s’accompagne d’aucun plan de construction, qu’elle demeure à l’éta de maquette,  la Ville-Espace de Kiesler témoigne d’une autre vision de l’urbanité, décloisonnée, ouverte sur le partage.

Paolo et Kristina « Le Rural, l’Urbain et le Sauvage »

Caisson lumineux, impression jet d’encre sur adhésif / 120 cm de diamètre

 Kristina Solomoukha et Paolo Codeluppi  2014

Le binôme Kristina Solomoukha et Paolo Codeluppi est accueilli en résidence au 116 de février à mai 2014. Vivant à Bagnolet, Kristina et Paolo se sont associés autour d’une recherche artistique commune. Pour le 116, leur recherche s’est tournée vers la notion de territoire en s’inspirant de la Ville-Espace de Kiesler. Ils interviennent au sein du 116 avec un ensemble de propositions collaboratives qui pourront être suivies par le public. Avec « La Maison sans fin », ils élaborent une structure programmable et évolutive qui s’animera lors d’événements invitant à la participation.

Marie-Jeanne Hoffner,  artiste à la pratique multiforme, propose un télescopage entre différentes réalités à travers une série de photographies. Dessins et photographies interagissent avec poésie et invitent notre regard à glisser au-delà d’un ensemble urbain connu vers un paysage imaginaire.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA©Marie-Jeanne HOFFNER

Landscape versus architecture, Île d’Arz/ Beyrouth, 2004.

Le collectif Microsillons présentera le fruit de son travail de médiation, réalisé au sein du 116 depuis son inauguration. A partir d’une série d’entretiens avec des groupes de commerçants, riverains et associations montreuillois,  « Commune de Montreuil » rassemble une collection d’armoiries imaginaires qui dessinent la diversité de la ville.

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Microsillons, projet en cours au 116, Commune de Montreuil.

L’Université Silencieuse – The Silent University-  initiée par Ahmet Öğüt et mise en œuvre par Maya Mikelsone, poursuit son action fondée sur l’échange et le partage. Une première lecture publique s’est déroulée les 20 et 21 février.

Enfin, à l’occasion de cette nouvelle exposition, le Quartier Général – groupe de recherche indépendant et laboratoire d’expérimentation au sein du 116-  propose un travail collaboratif sur les cartels d’exposition, dans la perspective décrite par Ralph Mahfoud, de « partager et faire évoluer les savoirs ». A côté des cartels proposés par le 116, des plaquettes vierges sont posées pour permettre aux visiteurs d’y noter leurs propres références. A la fin de l’exposition, la ré-écriture collective des cartels enrichira la présentation de chaque œuvre.

Le 116 confirme ainsi son ambition première et s’impose comme un espace public de référence, ancré dans la Cité, un lieu privilégié où l’art contemporain s’élabore et se partage : à visiter absolument.

Plus d’informations sur le blog du 116.

Le 116, l’art contemporain au cœur de la périphérie

Le 16 octobre dernier, au crépuscule, une foule hétéroclite se pressait devant l’entrée du 116, le nouveau centre d’art contemporain de Montreuil, situé 116 rue de Paris, au cœur d’une des grandes artères de la ville, à proximité du Métro Robespierre. L’inauguration de ce nouvel équipement culturel, ouvert sur la ville et ses habitants, a remporté un véritable succès public et médiatique. Pour lancer et promouvoir le 116 auprès des médias, sa directrice, Marlène Rigler, et la municipalité de Montreuil ont fait appel à Batida and co.

Paolo Codeluppi (1)la façade du 116 avec D Décaèdr, sculpture d’Alexandra Sà

crédit photo : Paolo Codeluppi

 

Lancer un nouvel équipement culturel en banlieue

Notre équipe de Relations Presse aime les projets ambitieux et adore encore plus relever des défis. Le lancement du 116 constitue un événement propice au déploiement de tous les talents de notre équipe, l’objectif étant d’assurer une visibilité maximale pour notre client dans l’ensemble des médias. Et ce dans un délai très court, puisque nous avons commencé à travailler en septembre 2013 pour une ouverture le 16 octobre 2013.

Une première phase de conception et d’écriture nous a permis d’élaborer un dossier de presse. Présentant l’ambition du lieu, son fonctionnement, ses projets à long terme et le contenu de la première exposition- « Singularités partagées, pour une pratique de l’Autre dans l’art contemporain », il a été décliné en communiqués de presse avec différents visuels, ciblés selon les supports contactés.

Notre objectif était de valoriser tous les aspects d’un nouvel équipement culturel tel que le 116, dans le contexte d’un territoire artistique vivant et dynamique au sein du Grand Paris. Nous avons axé nos envois et relances sur la presse spécialisée dans les Arts Plastiques et l’art contemporain bien évidemment, mais également la presse généraliste, toujours à l’affût de l’ouverture de nouveaux lieux (le Nouvel Obs a classé le 116 parmi ses « 400 lieux branchés de Paris »), la presse décoration et architecture pour mettre en valeur le travail de rénovation patrimoniale et de création d’une extension moderne, réalisé par l’architecte Bernard Desmoulins. Les médias locaux du département et de la région se sont aussi intéressés à l’inauguration du 116 et à son projet, porté avec enthousiasme et générosité par sa directrice Marlène Rigler.

Paolo Codeluppi-116L’extension moderne créée par l’architecte Bernard Desmoulin

crédit photo : Paolo Codeluppi

Promouvoir les actions du centre d’art contemporain

Le travail de Batida and co s’est poursuivi au-delà de l’inauguration du 16 octobre, puisque l’une des particularités du 116 est de proposer de l’art en train de se faire. Fidèle à ce principe, l’exposition inaugurale « Singularités partagées », qui vient de s’achever en février,  a évolué dans le temps, son contenu s’enrichissant à la faveur du travail des artistes en résidence et des ateliers de médiation.

Ainsi, le Radiomaton imaginé par les deux artistes plasticiens Frédéric Mathevet et Célio Paillard, « espace neutre où l’on peut se laisser aller à la réécriture de sa propre histoire », a permis de collecter des portraits oraux enregistrés par le public entre le 16 octobre et le 13 décembre. Cette « récolte » a été présentée sous forme visuelle et sonore jusqu’à la fin de l’exposition.

tumblr_inline_mvjknsdcJe1sn1562Le Radiomaton de Frédéric Mathevet et Célio Paillard

Crédit photo : Paolo Codeluppi

Dans la grande salle du 1er étage, l’artiste d’origine polonaise, Jana Ciuchta, accueillie en résidence au 116, a proposé Eat the blue,  un dispositif d’exposition modulable et malléable en polystyrène qu’elle a mis à la disposition des autres artistes.  Dès lors, la salle a constamment changé d’aspect, comme en témoignent ces quelques images.

sept 13 Y95A1533 WEB_905Eat the blue – septembre 2013 – photo de Jagna Ciuchta

eat the blue jagna ciuchta nov 21  02_site_905Eat the blue – novembre 2013 – photo de Jagna Ciuchta

Eat the blue – janvier 2014- photo de Jagna Ciuchta

L’actualité au 116 est donc permanente et a permis à Batida and co d’accompagner la promotion du 116 dans les médias, en offrant régulièrement de la nouveauté. Nous avons également diffusé auprès de la presse étrangère, spécialisée dans l’art contemporain, une information spécifique, puisque le 116 a vocation à s’inscrire dans un programme d’échanges et de partenariats artistiques internationaux.

Cette vitalité, cette ambition dans la programmation et le partage ont suscité l’intérêt et l’enthousiasme des journalistes, qui ont été au rendez-vous de cette inauguration. Le formidable écho qu’a rencontré le 116 dans les médias a contribué à augmenter la fréquentation de ce lieu, dont la visibilité a été assurée par le travail de Batida and co.  Et ce travail, nous le poursuivons avec passion pour la prochaine exposition du 116 !

 A suivre …

Plus d’informations sur le 116 , sur son blog : ici

Lire le dossier de presse de Batida and co