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Poétique Food

Que trouve-t-on dans nos assiettes qui fasse sens, émette un message et permette la relation à l’autre ?

A l’heure où le plaisir culinaire individuel, intime et réel, se déploie dans le virtuel, jusqu’à le saturer, SOCIAL FOOD, la nouvelle exposition du 116, imaginée par Lina Tornare interroge de manière esthétique et poétique « l’état actuel et le devenir proche de notre culture de l’échange et du partage de la nourriture et de nos moments de repas ».

Les artistes plasticiens, photographes, peintres et designers présentés, fixent dans sa virtualité une nourriture signe, une nourriture identité, une nourriture communauté, tandis que les installations et performances proposées revisitent convivialité gourmande et scène gastronomique se déployant dans le temps et l’espace.

Visions de l’empire des signes

Pour SOCIAL FOOD, Lina Tornare a composé un parcours de signes à pister, riche en images et symboles du partage de la nourriture. D’une salle à l’autre, les installations et œuvres tissent entre elles des fils invisibles, correspondances et variations sur thème. Parmi elles, l’immense table immaculée de la première salle – dont le plateau est composé de liens en plastique armé représentant les flux et connexions virtuelles, et où s’expose l’aliment originel, le pain, dans toutes les variétés fabriquées à Montreuil- fait écho à The Last Supper, cène personnelle d’Emmanuel Flippo et aux Géographies Comestibles de Milles Hosties de Jean-Claude Chianale.

©JeromeCombe-le116-2016-05-016Crédit photo Jérôme Combe – 116

 Dans cette même salle, l’installation Ici et Là-Bas de Caroline Lopez, Marion Chatel-Chaix et Rachel Levesque, opère un déplacement poétique entre les recettes improvisées par Caroline avec son équipement restreint et leur transfiguration photographique par détournements. Dans la deuxième salle, deux séries photographiques spectaculaires, Street Food Project de Gildas Paré et Falt Fag de Jonathan Icher, mettent en lumière les goûts individuels et les stéréotypes culinaires nationaux.

montage séries photo 116Crédit photo Jérôme Combe – 116

Déploiement de Frichtis

Entre ces deux salles, Martine Camillieri a fait escale avec Frichtis. L’installation Autel des Banquets insolites, avec son bel ordonnancement de colonnes de  cloches en plastique, de casiers empilés et son fronton de nattes colorées, est visible tout au long de l’exposition. Le samedi 28 mai à 12H, elle sera exceptionnellement déployée à l’extérieur du Centre d’art contemporain. Les nattes déroulées constitueront une gigantesque nappe qui accueillera un repas, dont les plats seront réalisés par des cuisinières de Montreuil. La cuisine trouve, ici, sa dimension d’art du temps, des couleurs, des volumes et des matières et se transfigure, de manière éphémère, en une cérémonie hédoniste et sans chichis.

©JeromeCombe-le116-2016-05-018Crédit photo Jérôme Combe – 116

SOCIAL FOOD présente également les installations et performances d’Aurélie Ferruel et Florentine Guédon, Gilles Stassart et Kenzo Onoda, Natalia Boteva, Adel Cersaque, les photographies de Maike Fress et Anne-Karin Mordos, les vidéos de Cécile Benoiton, ainsi que  les contributions des étudiants en Master Design & Culinaire de l’Ecole d’Art et de Design de Reims, sous la direction de Germain Bourré.

L’exposition SOCIAL FOOD se tient jusqu’au 31 juillet 2016, au 116 Centre d’art contemporain, 116 rue de Paris – 93100 Montreuil

Métro Ligne 9 (station Robespierre – sortie Barbès)

Ouvert du mercredi au vendredi de 14h à 18h et le samedi de 14h à 19h. Entrée gratuite.

Lire le dossier de presse réalisé par Batida et le communiqué de presse Frichtis.

 

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Mouvement vers l’Art

En ce début d’année, Batida se mobilise pour faire découvrir la nouvelle exposition du 116, le Centre d’Art Contemporain de Montreuil, et défendre la place de cette institution culturelle, indispensable et stimulante, dans l’environnement médiatique.

Yves Sabourin, commissaire de l’exposition F.A.I.R.E.S (20 janvier – 16 avril 2016), a rassemblé des « paysages » d’artistes plasticiens les plus divers, mais qui tous, à travers des techniques et des formes différentes, illustrent des gestes artistiques. Geste individuel, geste nécessitant la coopération avec un artisan, un spécialiste, geste simple ou de haute technicité, les « faire » sont multiples, foisonnants et donnent, cependant, naissance à des œuvres très personnelles, témoignant de la puissance de l’esprit et de la vision propre à chacun des artistes.

©JeromeCombe-le116-2016-043Crédit photo Jérôme Combe – 116

Le geste de l’esprit.

« Pour élaborer F.A.I.R.E.S, j’ai mis au premier plan le geste et la technique qui permettent à un plasticien ou à un créateur d’exprimer son travail, de créer sa propre écriture et pourquoi pas son propre savoir-faire » déclare Yves Sabourin, « Si le geste est important, il n’est rien sans son « ordinateur » : la tête, la pensée, le sens. »

C’est afin de donner sens à chaque « paysage » des artistes invités que le commissaire de l’exposition a recomposé l’espace du 116, en ajoutant des cloisons qui brisent les perspectives évidentes, mais incitent le visiteur à déambuler d’univers en univers. Murs de couleur sombre, ou frais petit salon bourgeois, galerie lumineuse ou vaste espace immaculé, les mises en scène révèlent avec intensité les œuvres des cinq plasticiens sélectionnés pour cette exposition : Angélique, Isabel Bisson-Mauduit, Rose-Marie Crespin, Laurent Esquerrè et Françoise Quardon.

©JeromeCombe-le116-2016-001Crédit photo Jérôme Combe – 116

Cinq paysages de plasticiens

La déambulation débute parmi les toiles et photos d’Isabel Buisson-Mauduit, dont les sujets sont rehaussés ou saturés de broderies à la main ou à la machine – selon qu’elle veuille mettre en relief ou cacher. Végétal, organique ou épidermique les sujets de ses photographies, imprimées sur toile de lin ou papier, se recouvrent de points qui s’enchaînent ou s’enchevêtrent, tissant une histoire autre. L’artiste travaille également le rebus des résidus textiles, récupérés dans sa machine à laver, et les détourne en fragments de pensée ou en une étonnante sculpture de poussière de fibre.

116 composition 2Crédit photo Jérôme Combe – 116

Françoise Quadron nous accueille dans un petit salon bourgeois où ses productions personnelles voisinent avec des œuvres réalisées en collaboration avec les Porcelaines de Sèvres et les Tapisseries d’Aubusson. Dans cet intérieur, inspiré de Manderley et de Rebecca, le personnage de Daphné du Maurier, se déploie une féminité inquiétante.

Les œuvres d’Angélique succèdent avec leur blancheur éthérée. Le 116 présente quelques une de ses sculptures en organdi de coton, structuré par une technique issue de la Haute Couture, associées à des photographies en noir et blanc.  Dans le travail d’Angélique, les contours ne sont pas des limites, l’apparence de ses sculptures dévoile l’intérieur aussi bien que l’extérieur, alors que l’enveloppe de chair, saisie par ses photos, se fond comme un mirage.

©JeromeCombe-le116-2016-040Crédit photo Jérôme Combe – 116

Dans l’extension du 116, les échelles sont bousculées. Que ce soient les sculptures monumentales de Laurent Esquerrè ou les œuvres infiniment petites de Rose-Marie Crespin, la question du geste de l’artiste est intensément posée. Chez Laurent Esquerrè la mains produit un geste fort, maîtrisé, dompte la matière et laisse son empreinte dans un lièvre de 2 mètres, en terre cuite émaillée, et un oiseau gracile en feuilles d’aluminium.  Tandis que les productions miniatures de Rose-Marie Crespin, composées de sculptures de points noués et d’épopées minuscules de papiers découpés, signalent la tension minutieuse et la précision du geste dans une économie du corps et de l’espace.

116 composition 1Crédit photo Jérôme Combe – 116

L’exposition F.A.I.R.E.S se tient jusqu’au 16 avril 2016 au 116, Centre d’art contemporain, 116 rue de Paris – 93100 Montreuil Métro Ligne 9 (station Robespierre – sortie Barbès). Ouvert du mercredi au vendredi de 14h à 18h et le samedi de 14h à 19h. Entrée gratuite.

Lire le dossier de presse réalisé par Batida ici

Lignes de partage

Cartographies intimes la nouvelle exposition du 116 –le Centre d’Art Contemporain de Montreuil – incite le visiteur à s’aventurer dans des perceptions différentes, à s’éveiller face à des œuvres monumentales ou plus réduites, dans lesquelles le dessin est un mouvement.

Face aux œuvres des six artistes invités, on ne peut se contenter d’enregistrer les traits pour que se fixe en eux la ressemblance d’une image, il faut déchiffrer dans leur progression, leur accumulation, leur finesse, l’opération de sens qui s’exerce, l’intériorité qui force le geste.

w--®JeromeCombe-le116-2015-229Mathieu Bonardet – Sans titre – crédit photo : Jérôme Combe

Accommoder son regard

Clément Bagot, Christine Coste, Mathieu Bonardet, Keen Souhlal, Elsa Cha et Philippe Paumier déclinent le trait en répétitions, proliférations obsessionnelles, images légères et étranges, empâtements et stries calligraphiées. Ils jouent de l’espace avec des formats monumentaux qui alternent, dans l’accrochage de l’exposition avec des œuvres intimes, de la lumière qui jaillit de la saturation de noir,  du songe étrange et inquiétant qui surgit dans les paysages, du rythme libre des traits oscillant entre densité et vide.

w--®JeromeCombe-le116-2015-208Keen Souhlal – Murmuration – crédit photo : Jérôme Combe

Le regard est happé par la poésie des vols d’oiseau de Keen Souhlal, ou le rythme régulier de la graphite qui crée un dégradé hypnotique de l’ombre à la lumière. Le rapport physique au dessin est sans cesse mouvant, entre proximité et éloignement, pour appréhender la diversité des œuvres présentées. Les unes, en très grand format, frappent par l’énergie des territoires imaginaires explorés,  qu’ils soient intérieurs et viscérales comme dans la série Utérin de Christine Coste, ou qu’ils soient «paysages mentaux » avec leur prolifération modulaire et leur liaisons transversales très graphiques chez Clément Bagot.

w--®JeromeCombe-le116-2015-203Christine Coste – Utérin (série) – crédit photo : Jérôme Combe

Les autres, petits formats, font entrer dans l’intimité de figures abstraites – où affleure la tension du geste de dessiner comme dans les œuvres à l’encre de chine de Philippe Paumier, ou de rêveries inquiétantes – comme dans les dessins d’Elsa Cha où le trait est un murmure au sein d’une composition dépouillée. Le visiteur doit, à chaque instant, accommoder son regard, changer de perspective, se rendre disponible, en somme s’éveiller aux propositions des artistes.

Quelques œuvres en volume, créées par Philippe Paumier et Keen Souhlal, complètent cette exposition, témoignant de la richesse plastique des artistes invités, qui en prise avec différentes matières tentent de révéler une nature fragile et créative. Enfin, la série de 25 photographies numériques de Mathieu Bonardé intitulée Ligne(s), qui occupe tout un mur, tente de saisir le déploiement du corps de l’artiste inscrivant répétitivement la trace de son dessin. Il esquisse une réflexion sur le geste artistique confronté aux limites, que le 116 poursuivra dans sa prochaine exposition F.A.I.R.E.S, conçue par Yves Sabourin, et qui débutera le 20 janvier 2016.

w--®JeromeCombe-le116-2015-216Mathieu Bonardet – Ligne(s) – crédit photo : Jérôme Combe

Cartographies intimes

Du 17 septembre au 19 décembre 2015

Avec les propositions de Clément Bagot, Mathieu Bonardet, Elsa Cha, Christine Coste, Philippe Paumier, Keen Souhlal

Le 116 – Centre d’art contemporain – 116 rue de Paris à Montreuil

Ouvert du mercredi au samedi de 14h à 19h, entrée gratuite

L’Autre monde

Au 116, le Centre d’Art Contemporain de Montreuil, débute une nouvelle exposition qui clôture le cycle d’exploration de la figure de l’Autre, entamé en 2013 avec l’exposition inaugurale « Singularités partagées », à laquelle a succédé « Territoires Communes » au printemps 2014.  « Re-former le monde visible », qui se tient du 9 octobre 2014 au 17 janvier 2015, invite les visiteurs à concevoir autrement le réel grâce à l’interaction significative de l’art avec le monde qui l’entoure.

 Gestes d’artistes

 Imprégnés du réel, les artistes contemporains tentent de partager une vision du monde en devenir et participent à la création du commun, postures à choisir, nourries de réflexions sensibles. Et si « pour atteindre le réel, il faut d’abord répudier le vécu » comme l’écrivait Claude Lévi Strauss, il y a dans les œuvres présentées au 116 un impératif à agir, à prendre position, au-delà de l’émotion esthétique.

Les artistes invités sont Violaine Lochu (artiste en résidence, Montreuil), Paul Maheke (Paris), Anna  Witt, (Vienne, Autriche) ART ORIENTÉ OBJET (Montreuil), Seulgi Lee (Bagnolet), Ibro Hasanovic (Kosovo), Heidi Wood (Montreuil).

Parmi les œuvres présentées, l’Alallie proposé par Art Orienté Objet, duo composé de Marion Laval-Jeantet et Benoît Mangin, est une carte du monde dessinée avec des noms d’espèces animales menacées ou éteintes dans des langues, elles-mêmes, en voie de disparition. Dessinée au fusain, cette carte s’efface progressivement sous l’action d’un balai motorisé, temporisé par un déclenchement tous les deux jours. L’œuvre figure la ruine d’un monde où l’homme oublie, détruit, chasse animaux et traditions aussi sûrement qu’un balai chasse les poussières. Contre ce lent effacement, cet impitoyable brouillage du monde, les artistes incitent  à s’impliquer dans ce qui doit être entrepris en commun.

expo 3 116 image 4Alallie – Art Orienté Objet

Avec 2min 35 , Jean-Philippe Renoult et Dinah Bird, artistes sonore et radio proposent une installation sonore composée de postes radiophoniques, diffusant une sélection de Pop Field Recordings. Il s’agit là d’enregistrements des mots improvisés de Dinah Bird autour d’un paysage sonore urbain, modifié par l’intrusion de la radio et la diffusion d’une citation musicale issue de la Pop music ou des Yéyés. La présence des visiteurs, leurs bruits et leurs commentaires viendront encore perturber cette installation. Un monde autre se forme, se déforme dans les sons qui le composent et le décomposent, fluctuant et toujours changeant.

expo 3 116 image 12mn35 – Jean-Philippe Renoult et Dinah Bird

La programmation autour de cette nouvelle exposition est riche de rencontres, performances et lectures, en collaboration avec le Théâtre Berthelot et l’Espace Khiasma à retrouver sur le blog du 116

Au 1er étage du 116, un nouvel accrochage du fonds municipal de la Ville de Montreuil présente  les oeuvres de Corine Borgnet, Jérôme Btesh, Elsa Cha, Joël Ducorroy, Bernard Francillon, Lecroart et Dahné  Gentit.

Re-former le monde visible du 9 octobre 2014 au 17 janvier 2015. Lire le dossier de presse avec la programmation détaillée ici.

 

 

La brodeuse

Elle nous conte des histoires en petits points de fil sombres et or. Avec un geste mille fois refait, elle redessine un monde flottant, et ralentit le temps dans la concentration d’une création proche du songe. Hélène, notre experte en Relation Presse Arts et culture, cultive un jardin de lignes, de formes et de couleurs, foisonnant de dessins et de motifs. Elle mène une œuvre personnelle qui associe design et art textile, costumes et décors de performance et qui, parfois, s’évade vers les rivages poético-burlesques du butô.

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La chambre d’or

Depuis plusieurs années, des arabesques végétales prolifèrent dans le travail artistique d’Hélène, en traits dessinés ou brodés. De noueuses racines hors sol aux canopées tutoyant les étoiles, les forêts d’Hélène sont des lieux de transition, frontières étranges et troublantes comme pourraient l’être les mondes ombrageux traversés par l’Alice de Lewis Carole.

La chambre d’or, présentée lors de la Biennale du Design de Pantin, début octobre, est une installation composée d’un matelas brodé, de pétales et racines en cire d’abeille et de poussière d’or.

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A l’orée d’un bois de bouleaux, peinte en fils sombres offrant reliefs, renflements et nœuds, une biche paisible attend le dormeur aux portes du songe. Le jeu graphique de la verticalité fine des écorces de bouleau laisse à penser que cette nouvelle forêt d’Hélène est une simple tenture, qu’il suffirait d’écarter pour pénétrer un rêve. Les  touches d’or, disséminées sur la toile du matela,s nous invitent à imaginer à quel point il pourrait être somptueux. Le temps précieux est suspendu, englué dans une cire aussi fragile que les abeilles qui la produisent.

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La porte vers ce monde autre et mystérieux est, cependant, étroite, puisque les dimensions du matelas conviennent à une seule personne.  Mais peut- être qu’en demeurant debout là, à la frontière, à contempler l’œuvre d’Hélène, apercevra-t-on, apparaissant subrepticement entre les bouleaux, un habitant de cet autre monde.

Et gageons que vous accueillerez différemment la patiente Hélène, en l’imaginant artiste sensible et passionnée,  lorsqu’elle vous appellera ou vous enverra un mail, afin de vous faire découvrir la nouvelle exposition du 116, les artistes et spectacles présentés à Pantin ou le magnifique Slava Snowshow !

Le fil d’ Hélène est à suivre sur son site Iconoklastes, son blog  et  sur facebook.  La chambre d’or a été réalisée en collaboration avec Le Lit National.

Traits d’union

« L’art est une des manifestations du risque dont le cœur humain a besoin pour se renouveler.» Anne&Julien

Qu’on les qualifie d’activistes, d’agitateurs, de fantassins ou d’infatigables défenseurs de la scène artistique alternative, Anne & Julien, couple duettiste, ont surtout l’art dans la peau. Passionnément, ils tracent des voies d’accès aux sous-cultures ou cultures bis qui s’élaborent en marge des structures institutionnelles. Une démarche audacieuse que Batida and co partage et soutient.

De l’Hydre de l’Art, leur première expérience de galerie en 1986 à Tatoueurs, tatoués la nouvelle exposition du Musée du Quai Branly (mai 2014-octobre 2015), en passant par HEY !, leur revue sur le modern art et la pop culture, ils découvrent, révèlent, mettent en page et en scène ces productions artistiques dont l’esthétique et l’inspiration ne viennent pas des « beaux arts » traditionnels.

HEY ! Revue égoïste

Ils avaient rêvé d’une revue sur l’art contemporain qui leur ressemble, une qui n’existait évidemment pas, une qui montrait leur amour de la singularité. Depuis 2010, Anne & Julien sont les rédacteurs en chef de HEY ! Modern art & pop culture, cette entreprise égoïste née de leurs fantasmes, qui donne superbement à voir un grand choix d’artistes.

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Objet collectionnable, éditée trimestriellement, la revue honore les productions d’images multiples et contemporaines venues d’horizons aussi divers que le graphisme, la sculpture, la peinture, la bande dessinée, le street art ou les travaux d’artistes tatoueurs.

Chaque numéro est guidé par le goût d’Anne & Julien, leur plaisir à regarder, à découvrir, il est telle une exposition collective. L’artiste et son œuvre, au cœur du texte et de l’iconographie, sont véritablement mis en scène et en citation. La voix critique se tait pour laisser s’opérer la magie de la rencontre entre l’artiste, son œuvre et le lecteur. « Nos pages sont comme des murs, chaque maquette est un accrochage et nous n’accrochons jamais de la même manière selon le lieu, la superficie. »

Les murs de papier d’Anne & Julien se sont tout naturellement matérialisés dans le cadre de deux grandes expositions qu’ils ont conçues en musée (à La Halle Saint Pierre à Paris en 2011 et 2013), avec les œuvres des artistes publiés.

Tatoueurs, Tatoués : peaux illustrées

Tatoueurs, Tatoués au Musée du Quai Branly

Nouvelle exposition pour Anne & Julien inaugurée le 6 juin dernier, alors que la revue HEY ! s’apprêtait à fêter ses 4 ans, Tatoueurs, tatouées obéit à la même volonté d’approche singulière de l’art du tatouage.

Pendant les 17 mois d’exposition, les quelques 300 œuvres historiques et contemporaines présentées, dont certaines réalisées spécialement pour l’exposition sur des corps en silicone, mettent en perspective une histoire non écrite, vécue à même la peau. Les variations des techniques, motifs, et significations selon les âges et les continents sont ici retracées, restituées pour tenter d’expliquer ce qui, dans l’art du tatouage, aujourd’hui banalisé, fascine encore.

 Exposition Tatoueurs, Tatoués au Musée du Quai Branly du 6 juin 2014 au 18 octobre 2015, plus d’informations ici .

 Pour en savoir plus sur Anne & Julien, et leurs multiples activités, rendez-vous sur le blog de la revue HEY et ne ratez pas le prochain numéro de HEY : hors série HEY ! TATOO sortie prévue en novembre 2014, en librairie.

 

 

 

La constellation Cozette

Peut-être sommes-nous toujours pareils et peut-être cachons-nous, derrière cette similitude une constellation de personnalités. Dominique Cozette a, elle,  choisi le dévoilement : offrir aux autres la constellation de ses talents au risque de déranger, interroger et émouvoir. Les Batidams ont plongé avec délice dans son univers.

LOLO-SHRIGLEYwMa vie est un chef d’oeuvre,tableau n° 65

Texte © Dominique Cozette. Peinture © Schrigley.

Ma vie est un chef d’œuvre

 «  Je nais en France. Je fais des études. Je me marie. J’ai une fille .Je divorce. Je chante. J’écris. Je peins, je soude .Je blogue. Et je continue. » Voici comment Dominique Cozette se résume. Ce qui se cache derrière ces formules où la vie se ramasse simplement, c’est ce que Dominique livre dans l’installation « Ma vie est un chef d’œuvre » présentée au 59ème salon d’Art Contemporain de Montrouge, qui se déroule au Beffroi  (où a eu lieu le dernier Festival Guitares au Beffroi) du 30 avril au 28 mai.

A travers des représentations artistiques, puisées dans la banque image de l’histoire de l’Art, associées à des textes écrits par Dominique Cozette, le spectateur plonge dans l’infini d’une vie unique. C’est un livre qui s’offre au regard, un livre dont les pages ont été séparées et collées soigneusement sur un grand mur, par ordre chronologique, avec des images plus ou moins familières pour que nous nous sentions un peu chez nous. Il y a de l’humour, de la tendresse et de la colère aussi et le désir, toujours présent, de se raconter toute entière et sans rien cacher.

 Les mille et une vies de Dominique Cozette

 Car Dominique Cozette est une grande gueule, elle a beaucoup plus à dire que les slogans auxquels elle a été réduite, pendant les années où elle exerce le beau métier de publicitaire. Tous les supports sont bons pour exprimer sa diversité : la chanson -elle écrit et compose dès son plus jeune âge et réalise un album en 2008,  le théâtre –elle co-écrit le spectacle « les jeunes peut-être mais pas les vieilles tout d’même ! » pour les 3 Jeanne en 2007, le roman –cinq ont déjà été publiés et Dominique est même passée chez Pivot, le blog et la peinture enfin qu’elle commence en 2006.

Dominique Cozette, « auteure artistique », traque avec humour le monde lorsqu’il craque. Avec son pinceau, elle dévoile en couleurs joyeuses et accroches ironiques une société en voie de dysfonctionnement, avec sa plume, elle en recense les petites et grandes dégradations. Une artiste à ne pas ignorer !

Ma vie est un chef d’œuvre de Dominique Cozette

59ème Salon de Montrouge

Exposition d’art contemporain au Beffroi, 2 place Emile Cresp à Montrouge

30 avril au 28 mai 2014

Entrée libre 7/7J – 12h -19h

Tout Dominique Cozette sur son siteCozette vide sa plume : le blog de Dominique Cozette.