Mouvement vers l’Art

En ce début d’année, Batida se mobilise pour faire découvrir la nouvelle exposition du 116, le Centre d’Art Contemporain de Montreuil, et défendre la place de cette institution culturelle, indispensable et stimulante, dans l’environnement médiatique.

Yves Sabourin, commissaire de l’exposition F.A.I.R.E.S (20 janvier – 16 avril 2016), a rassemblé des « paysages » d’artistes plasticiens les plus divers, mais qui tous, à travers des techniques et des formes différentes, illustrent des gestes artistiques. Geste individuel, geste nécessitant la coopération avec un artisan, un spécialiste, geste simple ou de haute technicité, les « faire » sont multiples, foisonnants et donnent, cependant, naissance à des œuvres très personnelles, témoignant de la puissance de l’esprit et de la vision propre à chacun des artistes.

©JeromeCombe-le116-2016-043Crédit photo Jérôme Combe – 116

Le geste de l’esprit.

« Pour élaborer F.A.I.R.E.S, j’ai mis au premier plan le geste et la technique qui permettent à un plasticien ou à un créateur d’exprimer son travail, de créer sa propre écriture et pourquoi pas son propre savoir-faire » déclare Yves Sabourin, « Si le geste est important, il n’est rien sans son « ordinateur » : la tête, la pensée, le sens. »

C’est afin de donner sens à chaque « paysage » des artistes invités que le commissaire de l’exposition a recomposé l’espace du 116, en ajoutant des cloisons qui brisent les perspectives évidentes, mais incitent le visiteur à déambuler d’univers en univers. Murs de couleur sombre, ou frais petit salon bourgeois, galerie lumineuse ou vaste espace immaculé, les mises en scène révèlent avec intensité les œuvres des cinq plasticiens sélectionnés pour cette exposition : Angélique, Isabel Bisson-Mauduit, Rose-Marie Crespin, Laurent Esquerrè et Françoise Quardon.

©JeromeCombe-le116-2016-001Crédit photo Jérôme Combe – 116

Cinq paysages de plasticiens

La déambulation débute parmi les toiles et photos d’Isabel Buisson-Mauduit, dont les sujets sont rehaussés ou saturés de broderies à la main ou à la machine – selon qu’elle veuille mettre en relief ou cacher. Végétal, organique ou épidermique les sujets de ses photographies, imprimées sur toile de lin ou papier, se recouvrent de points qui s’enchaînent ou s’enchevêtrent, tissant une histoire autre. L’artiste travaille également le rebus des résidus textiles, récupérés dans sa machine à laver, et les détourne en fragments de pensée ou en une étonnante sculpture de poussière de fibre.

116 composition 2Crédit photo Jérôme Combe – 116

Françoise Quadron nous accueille dans un petit salon bourgeois où ses productions personnelles voisinent avec des œuvres réalisées en collaboration avec les Porcelaines de Sèvres et les Tapisseries d’Aubusson. Dans cet intérieur, inspiré de Manderley et de Rebecca, le personnage de Daphné du Maurier, se déploie une féminité inquiétante.

Les œuvres d’Angélique succèdent avec leur blancheur éthérée. Le 116 présente quelques une de ses sculptures en organdi de coton, structuré par une technique issue de la Haute Couture, associées à des photographies en noir et blanc.  Dans le travail d’Angélique, les contours ne sont pas des limites, l’apparence de ses sculptures dévoile l’intérieur aussi bien que l’extérieur, alors que l’enveloppe de chair, saisie par ses photos, se fond comme un mirage.

©JeromeCombe-le116-2016-040Crédit photo Jérôme Combe – 116

Dans l’extension du 116, les échelles sont bousculées. Que ce soient les sculptures monumentales de Laurent Esquerrè ou les œuvres infiniment petites de Rose-Marie Crespin, la question du geste de l’artiste est intensément posée. Chez Laurent Esquerrè la mains produit un geste fort, maîtrisé, dompte la matière et laisse son empreinte dans un lièvre de 2 mètres, en terre cuite émaillée, et un oiseau gracile en feuilles d’aluminium.  Tandis que les productions miniatures de Rose-Marie Crespin, composées de sculptures de points noués et d’épopées minuscules de papiers découpés, signalent la tension minutieuse et la précision du geste dans une économie du corps et de l’espace.

116 composition 1Crédit photo Jérôme Combe – 116

L’exposition F.A.I.R.E.S se tient jusqu’au 16 avril 2016 au 116, Centre d’art contemporain, 116 rue de Paris – 93100 Montreuil Métro Ligne 9 (station Robespierre – sortie Barbès). Ouvert du mercredi au vendredi de 14h à 18h et le samedi de 14h à 19h. Entrée gratuite.

Lire le dossier de presse réalisé par Batida ici

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Fragments de la dynamique du désir

En 1955, la DS ravissait Roland Barthes. Tombée « manifestement du ciel », « objet superlatif » passant « d’une alchimie de la vitesse à une gourmandise de la conduite », « visitée avec une application intense et amoureuse », cette voiture inscrivait sa sensualité domestiquée dans les Mythologies contemporaines.  Puis vint Armen Djerrahian qui sublime la Nouvelle DS3 dans « La Rencontre », dernier film produit par Batida pour DS Automobiles, et  dévoile, à travers les figures d’un discours glamour et sophistiqué, cette icône automobile à l’intense attractivité.  Quand « la sublimation de l’ustensilité » cède à l’exaltation de la sensualité !

New DS3crédit photo : Armen Djerrahian

Ravissement sensuel

« Ravissement : Episode réputé initial (mais il peut être reconstitué après coup) au cours duquel le sujet amoureux se trouve « ravi », (capturé et enchanté) par l’image de l’objet aimé. »

mannequin New DS3crédit photo : Armen Djerrahian

« Amorce d’une nouvelle phénoménologie de l’ajustement », passant à « un monde d’éléments juxtaposés », la DS, dès sa conception, apparaît comme un puzzle de désirs, de fantasmes exaltants. C’est en jouant sur une structure en fragments de séquences que le réalisateur Armen Djerrahian dessine par touches une rencontre entre un homme et une femme, conducteurs de la Nouvelle DS3. Tous deux vont vivre une expérience vive et excitante : une expérience de conduite, une expérience sensuelle. Jouant  des codes de la sophistication, de la conquête et de la capture amoureuses, des chassés-croisés, le film, tourné intégralement à Madrid,  est une ode au plaisir et à la séduction sensuelle.

Et rencontre espiègle

« La rencontre irradie.  Je suis comme un joueur dont la chance ne se dément pas et lui fait mettre la main sur le petit morceau qui vient du premier coup compléter le puzzle de son désir. »

La Nouvelle DS 3 est l’élément concret, matériel, d’un univers irréel. Les sensations et émotions des personnages sont, dans la mécanique fantasmatique du film d’Armen, sans cesse rapprochées des sensations et émotions réelles éprouvées au contact de ce véhicule  tout en subtilités : pureté des lignes, luxe et raffinement des intérieurs gainés de cuir, technologie avant-gardiste.

Accompagné d’une bande son hypnotique, ponctuant des rencontres sans cesse rejouées et déclinées, le film est un petit bijou d’esthétisme et de raffinement.  Les plans fluides multiplient les images des véhicules roulant,  créant une dynamique de l’action qui succède au regard captivant. Les séquences cinématographiques sont intrigantes et excitantes avec un rendu glamour et raffiné.

mannequin homme New DS3crédit photo : Armen Djerrahian

En découvrant ce film, vous ne manquerez pas de noter cette malice toute moderne de la Nouvelle DS3  – celle-là même qui échappait à Roland Barthes – ce nouvel objet d’un fantasme masculin/ féminin, doté d’une vivacité et d’une espièglerie renversantes !

La Rencontre film à voir ici

Client : DS Automobiles

Réalisation : Armen Djerrahian

Directeur de la Photographie : Dominique De Wever

Musique : Crystal Cube

Extraits de Mythologies et Fragments d’un discours amoureux de Roland Barthes

Image

Etre et faire

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Les Princes

En ces instants de trêve, où les fêtes religieuses et païennes se célèbrent dans le repli du premier cercle – familial et amical, la dernière suggestion de spectacle de Batida est une invitation au partage.

Le Cirque Tzigane Romanès propose au cœur de cet hiver, doux et brutal, un spectacle empli de tendresse et d’humanité « La Lune tzigane brille plus que le soleil ». Pour nous tous qui pouvons faire nôtres les mots d’Alexandre Romanès « Le monde m’a blessé, comme un animal vivant qu’on déchire avec les mains », le Cirque Tzigane Romanes nous fait le cadeau d’un baume de poésie. De quoi rafistoler nos cœurs, recoudre nos âmes et nous relier à nouveau.

Trandafira Romanes

Un peuple de promeneurs

Venus de la Petite Egypte, munis de lettres et sauf conduits délivrés par leurs protecteurs, héritiers d’une histoire méditerranée et européenne, ils ont pris le nom de Gitanos, gitans, au sud et de tziganes, en traversant l’Arménie et le Caucase.  Accueillis dans les villes, dans les cours royales, ils divertissaient par leur art sensible, spontané et poétique où se mêlaient tours de musique et de chants, funambules, contorsionnistes, trapézistes, danse, jonglage, rubans et cerceaux. Les tziganes sont les princes d’un royaume sans frontières, d’une nature errante, dispersée, insaisissable, riches de la Lune, leur mère, et de la nuit piquée d’étoiles.

Les spectacles du Cirque Romanès sont un retour permanent aux sources d’une culture ancestrale qui apparaît, aujourd’hui, comme un acte politique fort.  Leurs numéros appartiennent à un art du cirque pur, farouche et émouvant. Pleins de charme, fragiles, voire désuets, ils s’enchaînent avec une apparente spontanéité, racontant la vie tzigane au rythme vif du petit orchestre. Et puis Délia Romanès chante. Elle chante de cette voix slave qui porte en elle tout un monde étranger, ivre de tendresse et de tristesse ; elle chante à elle toute seule comme chante un chœur, l’éternel voyage des tziganes.

Sous le petit chapiteau intimiste des Romanès, tout est mouvement, énergie et liberté absolue, comme dans l’univers.

« La Lune tzigane brille plus que le soleil »

Jusqu’au 5 mai 2016, sous le chapiteau du Cirque Tzigane Romanès

Square Parodi, Bd de l’Amiral-Bruix 75016 Paris – Métro : Porte Maillot ( ligne1)

Résistance

13 novembre par Mademoiselle GeorgetteIllustration de Mademoiselle Georgette

A nouveau, il y eut du sang sur les trottoirs de Paris. A nouveau, la quiétude d’une douce soirée dans la capitale fut  brisée par des rafales de tirs. A nouveau, le silence atroce fut déchiré par les hurlements des sirènes. A nouveau, il a fallu compter les victimes, trop nombreuses. A nouveau l’horreur, l’incrédulité, l’angoisse, la peine et la rage. Nous les avions écartées pour poursuivre nos vies, déjà blessées par les attentats de janvier. Elles sont revenues brutalement ce vendredi soir.

Et cette fois-ci, la violence imbécile et barbare s’est déchaînée au cœur de ce que nous sommes, de notre façon de vivre. Elle a fait irruption dans nos rassemblements sportif, fraternels et culturel. Elle a ravagé ces instants d’union et de partage dans un stade, autour d’un verre en terrasse, au beau milieu d’un concert de rock.

Parce que la mort des uns fait se lever la vie des autres, nous affirmons aujourd’hui que l’engagement de Batida and co auprès des artistes, des créateurs, des musiciens et des lieux de culture, fondé sur la passion, est désormais un engagement de résistance.  Car la culture est notre arme, redoutable.

La Cactus M dans le vent

Septembre 2015, au salon de Francfort, il flottait un vent de liberté, d’évasion et de bien-être. La plage, le sable, les vagues, la peau salée et dorée, la brise marine et l’esprit du fun étaient célébrés avec le nouveau Concept Car de Citroën, la Cactus M, réinterprétation contemporaine de la Méhari.

A l’issue d’une compétition, c’est Batida and co qui a été choisie par Citroën, avec un projet de film optimiste et sauvage, signé Julien Kadouri

Beaucoup de good vibes pendant ce tournage exceptionnel sur les côtes cantabriques.

L’esprit du surf

La Cactus M est un hommage à la mythique Méhari créée en mai 1968 – petite révolution automobile effectuée en douceur.

extrait film Cactus MCactus M et Méhari – image extraite du film Cactus M

Elle est, comme son aînée, totalement ouverte sur l’extérieur, partenaire des loisirs nautiques, elle puise dans la grammaire du surf les gimmicks d’une vie indépendante, tout en instinct et défi : un style baroudeur affirmé, une couleur blue lagon, un intérieur bandana intense en mousse néoprène, des plaquages en bois et une agilité à se mouvoir sur tous les terrains. Elle s’offre, en outre, un design fluide et sinueux, le tout combiné avec une multitude d’idées et de technologies utiles qui rendent ce Concept Car diablement séduisant ! Mais puisque c’est un modèle qui n’est pas destiné à être commercialisé, l’enjeu du film réalisé par Julien Kadouri était de témoigner d’un esprit plus que des performances d’un produit.

 Sous le soleil exactement

Un spot entre montagne et mer où les vagues s’enroulent longuement, une crique enchâssée dans le roc et la végétation, tel est le décor déniché par le repéreur de Batida and co. Sur la plage privatisée par notre top Team de production, pour les besoins d’un tournage confidentiel, une plateforme a été construite. La Cactus M y est installée, personnage principal d’un scénario qui met en scène aventure, sport, insouciance et joie de vivre.

plateau tournage cactus MLe plateau – crédit photo Patrick Legros

Les équipes techniques s’activent ; chacun à son poste œuvre avec sérieux et professionnalisme, afin que trois jours durant, les séquences s’enchaînent, déroulant le récit d’une compétition amicale et d’une jolie rencontre. Les plans sont baignés d’une lumière chatoyante, gaie, les mouvements de caméra fluides confèrent au film le rythme vivifiant d’une houle perpétuelle. Le film Cactus M est l’illustration parfaite de l’esprit libre, cher au concepteur de la marque, avec une légère impertinence et un clin d’œil insolite que nous vous laissons découvrir en regardant la vidéo ici.

beach boysBeach Boys  – crédit photo Patrick Legros

Un grand merci à Citroën pour avoir renouvelé sa confiance à Batida and co. Un grand merci à toutes nos équipes – réalisation, image, production, régie, électros et machinos, décoration, stylisme, maquillage et coiffure, montage et post-production, mannequins et figurants de tous poils– pour leur talent, leur disponibilité et leur enthousiasme. Enfin, un grand merci à tous ceux qui ont contribué, de près ou de loin, à la réalisation de ce film.

La musique du film Cactus M est signée Ben Kaniewski.

Compte à rebours pour le Keaton Project

Il ne reste plus que quelques jours pour participer au nouveau défi de Serge Bromberg : le Keaton Project. Son ambition : sauver et restaurer  les 32 courts-métrages de Buster Keaton,  afin de pouvoir les projeter dans le monde entier. Rendez-vous sur Kick Starter, plateforme de financement participatif de projets créatifs, pour contribuer à la restauration de ces œuvres précieuses avec Lobster Films.

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L’homme qui sauvait les films

Explorateur de la pellicule argentique, aventurier des bobines oubliées, artisan passionné de la sauvegarde et de la restauration d’un patrimoine négligé et endommagé, Serge Bromberg est un combattant pugnace du temps qui passe. Il lutte depuis des années afin de faire revivre des chefs d’œuvre cinématographiques ou de sortir de la nuit de leur boîtier métallique, d’antiques films courts, témoins de la vigueur créative et de la poésie des premières générations du cinéma. On lui doit d’avoir sorti de son purgatoire l’Enfer de Clouzot, d’avoir fait vibrer à nouveau le premier J’accuse d’Abel Gance, entre autres. La collection de Lobster films est  à ce jour la première collection privée au monde  et compte près de 50.000 films rares, souvent inédits, ou désormais classiques ce qui représentent plus de 110.000 bobines.

L’homme qui ne riait jamais

Le nouveau projet exaltant de Serge Bromberg est de restaurer en très haute définition l’intégralité des 32 courts-métrages réalisés par Buster Keaton entre 1917 et 1923 (tous ses courts muets), avant de passer au long. Ces films existaient sur des copies de qualité très médiocre parfois incomplètes. A la fin des années 20, Keaton abandonne la production et ne s’occupe donc pas de la conservation des négatifs de ces premières œuvres. Serge Bromberg entame l’exploration de toutes les archives du monde et des collections privées, afin de retrouver tous les morceaux de copies, les bouts de plan, les lambeaux de séquences de ces courts-métrages. Une fois ce matériel rassemblé, inventorié, les plans sont scannés, image par image, ce qui représente plus d’1 million d’images !  Les meilleurs éléments sont alors assemblés, dans le respect du montage initial  souhaité par le réalisateur, puis la restauration numérique peut commencer, tandis que les compositeurs de musique enregistrent les partitions nouvelles qui accompagneront les films. C’est à ce moment crucial, une étape longue et coûteuse, que Serge Bromberg fait appel à votre contribution pour lui permettre de boucler un budget de 396.000 €.

Et les gens qui aidaient

Keaton project

Petit défi dans le grand défi : rassembler 45.000 € avant le 30 octobre 2015. En ce 21 octobre, 246 contributeurs ont déjà versés 25.861 €.  Comme sur toute plateforme de financement participatif, les contributions font l’objet d’une contrepartie nous vous invitons à découvrir sur la page dédiée au Keaton Project.

Précipitez-vous car le temps court !

Pour en savoir plus sur Lobster Films : rendez-vous sur leur site. Et pour découvrir les projections Retour de Flamme, nous invitons à lire cet article.

Lignes de partage

Cartographies intimes la nouvelle exposition du 116 –le Centre d’Art Contemporain de Montreuil – incite le visiteur à s’aventurer dans des perceptions différentes, à s’éveiller face à des œuvres monumentales ou plus réduites, dans lesquelles le dessin est un mouvement.

Face aux œuvres des six artistes invités, on ne peut se contenter d’enregistrer les traits pour que se fixe en eux la ressemblance d’une image, il faut déchiffrer dans leur progression, leur accumulation, leur finesse, l’opération de sens qui s’exerce, l’intériorité qui force le geste.

w--®JeromeCombe-le116-2015-229Mathieu Bonardet – Sans titre – crédit photo : Jérôme Combe

Accommoder son regard

Clément Bagot, Christine Coste, Mathieu Bonardet, Keen Souhlal, Elsa Cha et Philippe Paumier déclinent le trait en répétitions, proliférations obsessionnelles, images légères et étranges, empâtements et stries calligraphiées. Ils jouent de l’espace avec des formats monumentaux qui alternent, dans l’accrochage de l’exposition avec des œuvres intimes, de la lumière qui jaillit de la saturation de noir,  du songe étrange et inquiétant qui surgit dans les paysages, du rythme libre des traits oscillant entre densité et vide.

w--®JeromeCombe-le116-2015-208Keen Souhlal – Murmuration – crédit photo : Jérôme Combe

Le regard est happé par la poésie des vols d’oiseau de Keen Souhlal, ou le rythme régulier de la graphite qui crée un dégradé hypnotique de l’ombre à la lumière. Le rapport physique au dessin est sans cesse mouvant, entre proximité et éloignement, pour appréhender la diversité des œuvres présentées. Les unes, en très grand format, frappent par l’énergie des territoires imaginaires explorés,  qu’ils soient intérieurs et viscérales comme dans la série Utérin de Christine Coste, ou qu’ils soient «paysages mentaux » avec leur prolifération modulaire et leur liaisons transversales très graphiques chez Clément Bagot.

w--®JeromeCombe-le116-2015-203Christine Coste – Utérin (série) – crédit photo : Jérôme Combe

Les autres, petits formats, font entrer dans l’intimité de figures abstraites – où affleure la tension du geste de dessiner comme dans les œuvres à l’encre de chine de Philippe Paumier, ou de rêveries inquiétantes – comme dans les dessins d’Elsa Cha où le trait est un murmure au sein d’une composition dépouillée. Le visiteur doit, à chaque instant, accommoder son regard, changer de perspective, se rendre disponible, en somme s’éveiller aux propositions des artistes.

Quelques œuvres en volume, créées par Philippe Paumier et Keen Souhlal, complètent cette exposition, témoignant de la richesse plastique des artistes invités, qui en prise avec différentes matières tentent de révéler une nature fragile et créative. Enfin, la série de 25 photographies numériques de Mathieu Bonardé intitulée Ligne(s), qui occupe tout un mur, tente de saisir le déploiement du corps de l’artiste inscrivant répétitivement la trace de son dessin. Il esquisse une réflexion sur le geste artistique confronté aux limites, que le 116 poursuivra dans sa prochaine exposition F.A.I.R.E.S, conçue par Yves Sabourin, et qui débutera le 20 janvier 2016.

w--®JeromeCombe-le116-2015-216Mathieu Bonardet – Ligne(s) – crédit photo : Jérôme Combe

Cartographies intimes

Du 17 septembre au 19 décembre 2015

Avec les propositions de Clément Bagot, Mathieu Bonardet, Elsa Cha, Christine Coste, Philippe Paumier, Keen Souhlal

Le 116 – Centre d’art contemporain – 116 rue de Paris à Montreuil

Ouvert du mercredi au samedi de 14h à 19h, entrée gratuite

L’escale Circul’R

Ils ont déjà passé six mois à sillonner l’Europe du Nord, l’Espagne, le Portugal et le continent africain, à la recherche d’initiatives marquantes dans le domaine de l’économie circulaire. Jules Coignard et Raphaël Masvigner – fondateurs du projet Circul’R– sont convaincus que les solutions pour changer de modèle économique se trouvent au niveau local. Ils en ont déjà recensées un certain nombre, simples ou innovantes, en tout cas inspirantes. Avec l’aide de l’équipe des Relations Presse de Batida and Co, et le soutien de la Mairie de Paris, ils dressent un premier bilan d’étape lors des Etats Généraux du Grand Paris de l’économie circulaire.

Retrouvez nos deux globe-trotters le Mardi 15 septembre de 17h00 à 18 h00 dans la salle de presse de l’Hôtel de Ville de Paris pour une conférence de presse inédite.

Paris dans la boucle

Lancés le 11 mars dernier à l’initiative de la Maire de Paris Anne Hidalgo, les Etats Généraux de l’économie circulaire ont rassemblé les collectivités métropolitaines, les entreprises, les associations, le monde académique, des personnalités engagées, aussi bien françaises qu’étrangères, ayant une expérience forte dans le domaine de l’économie circulaire. En constituant des groupes de travail thématique, l’objectif de ces Etats Généraux est d’aboutir à l’élaboration de propositions pragmatiques et concrètes afin de faire entrer le Grand Paris dans la boucle vertueuse de l’économie circulaire. Sont en jeu la réduction de l’impact écologique des activités humaines sur la métropole et la création de nombreux emplois locaux. A l’issue de ces Etats Généraux, un livre blanc sera remis, il contient 65 propositions « d’envergure » qui seront mises en application dès l’année prochaine.

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Un premier tour de la question

Raphaël et Jules, au cours des premières escales de leur tour du monde de l’économie circulaire, ont pu constater qu’un territoire pouvait devenir plus attractif et compétitif grâce à ce modèle économique qui ambitionne d’utiliser avec parcimonie les ressources non renouvelables et d’offrir des produits et des services éco-conçus. En décryptant les process mis en place, les bonnes pratiques et les idées souvent pleines de bon sens ou nourries de l’observation de la nature, ils mettent en lumière ce qui fonctionne et pourrait être reproductible dans d’autres lieux.  D’emblée, Jules et Raphaël ont inscrit leur projet Circul’R dans une dynamique de synergies, avec une volonté affirmée d’identifier, de partager,  de diffuser et de mettre en relation les différents acteurs de l’économie circulaire.

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Ils dévoileront, également, la seconde phase de leur projet : le lancement d’une plateforme collaborative entre acteurs de l’économie circulaire au niveau mondial. Bien décidés à faire fructifier chaque étape de leur voyage, Raphaël et Jules veulent inscrire cette première conférence de presse de Circul’R comme un temps fort de la réflexion engagée depuis plusieurs mois dans la perspective de la COP 21. En préambule à la remise des Trophées de l’économie circulaire, qui aura lieu à 18h30, rejoignez Jules et Raphaël le mardi 15 septembre dans la salle de presse de l’Hôtel de Ville de Paris, de 17h à 18h.

« L’imprévu de la prochaine escale, c’est le désir jamais comblé de connaître sans cesse autre chose, c’est la curiosité de confronter ses rêves avec le Monde, c’est demain, éternellement demain. » Roland Dorgelès

Suivez en temps réel le tour du monde de l’économie circulaire

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Sa voix singulière

Dans notre métier de relations médias, nous tissons des liens ténus avec les journalistes culturels qui peuvent relayer nos informations et promouvoir nos artistes. Or, parfois, magie de la rencontre, une alchimie se crée et le lien de fragile devient solide, de professionnel devient amical, d’intérêt devient intime. Il en est ainsi de Laure Albernhe, qui se définit comme «  une fille qui parle dans un micro ». Sur TSF Jazz sa voix exquise et chantante nous entraîne dans l’exploration de ce style musical et de sorties culturelles  soigneusement sélectionnées par une femme qui mène plus d’une vie en une seule journée !

Voix incarnée

Tout comme le jazz, qui ne fut pas sa première passion musicale -Laure étant une enfant du rock- sa vie ressemble à une improvisation bien rythmée. De rencontres improbables en hasards heureux, elle devient l’une des animatrices phares de TSF jazz, passant de la matinale à la tranche 10 h – 14 h 30 en septembre 2014. En vérité, Laure est un bourreau de travail, car en plus de son temps d’antenne hebdomadaire, au cours duquel elle accueille en direct « Le Concert du Jour », elle enregistre une chronique culturelle, « Les Petits Papiers », diffusée le lendemain pendant la matinale et anime « Portrait In Jazz », tous les jeudis à 19 h. Elle y rencontre des personnalités, amatrices de jazz forcément, qui se racontent à travers les morceaux de leur discothèque.  Laure parvient avec délicatesse à faire jouer à chacun sa petite musique personnelle. Alain Passard, Joan Sfar et Tony Allen se sont déjà livrés à elle.

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Laure Albernhe croquée par Joan Sfar

Laure assure également la présentation de la soirée annuelle de TSF Jazz à l’Olympia et propulsée par ce goût des mots qui lui fait aimer les livres, un plaisir qu’elle s’offre « quand la maisonnée est endormie », elle anime des rencontres sur le Salon Livre et Musique à Deauville.

Femme plurielle

Quand la voix de Laure se repose, ce sont ces doigts qui prennent le relais car, le soir, elle écrit  des textes. Après avoir participé à la revue collaborative « Vents contraires » du Théâtre du Rond-Point, elle collabore à la revue « Portrait », soutient le magazine de son compagnon « Balades Gourmandes ». Elle dit aimer la tranquillité, mais elle travaille sans relâche, avec grâce et humilité, avoue souffrir dans l’exercice de l’écriture de textes plus longs qu’à l’accoutumée et conclut qu’elle grandit, elle qui ressemble à une adolescente avec ses cheveux courts et ses grands yeux mutins, « c’est déjà ça ».

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Autour de cette vie pro, celle qu’on pourrait résumer en quelques lignes dans un CV, il y a sa grande aventure de Maman. Une vie qui se déroule à toute vitesse, à vélo, entre l’école, la crèche, les week-ends en Normandie, la piscine, le manège, les hurlements des enfants, les tâches ménagères –heureusement partagées, et quelques heures de sommeil pour pouvoir recommencer le lendemain. Une vie avec ses petits renoncements – plus de cinéma, plus de théâtre, plus de cours de tango, mais une vie si belle, si riche, de fille toute simple et pourtant complexe, pas une Wonder Woman (c’est Laure qui le dit), mais une chic fille comme on les aime.

Retrouvez Laure Albernhe sur TSF Jazz

Les petits papiers – du Lundi au vendredi, à 7h20

Le concert du jour – du Lundi au jeudi, à 12h00

Portrait in Jazz – le Jeudi à 19h00