Archives de Catégorie: Autour du Boss

Sa voix singulière

Dans notre métier de relations médias, nous tissons des liens ténus avec les journalistes culturels qui peuvent relayer nos informations et promouvoir nos artistes. Or, parfois, magie de la rencontre, une alchimie se crée et le lien de fragile devient solide, de professionnel devient amical, d’intérêt devient intime. Il en est ainsi de Laure Albernhe, qui se définit comme «  une fille qui parle dans un micro ». Sur TSF Jazz sa voix exquise et chantante nous entraîne dans l’exploration de ce style musical et de sorties culturelles  soigneusement sélectionnées par une femme qui mène plus d’une vie en une seule journée !

Voix incarnée

Tout comme le jazz, qui ne fut pas sa première passion musicale -Laure étant une enfant du rock- sa vie ressemble à une improvisation bien rythmée. De rencontres improbables en hasards heureux, elle devient l’une des animatrices phares de TSF jazz, passant de la matinale à la tranche 10 h – 14 h 30 en septembre 2014. En vérité, Laure est un bourreau de travail, car en plus de son temps d’antenne hebdomadaire, au cours duquel elle accueille en direct « Le Concert du Jour », elle enregistre une chronique culturelle, « Les Petits Papiers », diffusée le lendemain pendant la matinale et anime « Portrait In Jazz », tous les jeudis à 19 h. Elle y rencontre des personnalités, amatrices de jazz forcément, qui se racontent à travers les morceaux de leur discothèque.  Laure parvient avec délicatesse à faire jouer à chacun sa petite musique personnelle. Alain Passard, Joan Sfar et Tony Allen se sont déjà livrés à elle.

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Laure Albernhe croquée par Joan Sfar

Laure assure également la présentation de la soirée annuelle de TSF Jazz à l’Olympia et propulsée par ce goût des mots qui lui fait aimer les livres, un plaisir qu’elle s’offre « quand la maisonnée est endormie », elle anime des rencontres sur le Salon Livre et Musique à Deauville.

Femme plurielle

Quand la voix de Laure se repose, ce sont ces doigts qui prennent le relais car, le soir, elle écrit  des textes. Après avoir participé à la revue collaborative « Vents contraires » du Théâtre du Rond-Point, elle collabore à la revue « Portrait », soutient le magazine de son compagnon « Balades Gourmandes ». Elle dit aimer la tranquillité, mais elle travaille sans relâche, avec grâce et humilité, avoue souffrir dans l’exercice de l’écriture de textes plus longs qu’à l’accoutumée et conclut qu’elle grandit, elle qui ressemble à une adolescente avec ses cheveux courts et ses grands yeux mutins, « c’est déjà ça ».

photo laure albernhe

Autour de cette vie pro, celle qu’on pourrait résumer en quelques lignes dans un CV, il y a sa grande aventure de Maman. Une vie qui se déroule à toute vitesse, à vélo, entre l’école, la crèche, les week-ends en Normandie, la piscine, le manège, les hurlements des enfants, les tâches ménagères –heureusement partagées, et quelques heures de sommeil pour pouvoir recommencer le lendemain. Une vie avec ses petits renoncements – plus de cinéma, plus de théâtre, plus de cours de tango, mais une vie si belle, si riche, de fille toute simple et pourtant complexe, pas une Wonder Woman (c’est Laure qui le dit), mais une chic fille comme on les aime.

Retrouvez Laure Albernhe sur TSF Jazz

Les petits papiers – du Lundi au vendredi, à 7h20

Le concert du jour – du Lundi au jeudi, à 12h00

Portrait in Jazz – le Jeudi à 19h00

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L’imagier

Il cultive les mots et les sons des autres, se fait porte-voix des musiciens dans les pages de la Terrasse, collabore avec plusieurs orchestres pour une nouvelle approche de la musique classique, Jean-Luc Caradec est un homme-orchestre, partenaire de longue date de Batida and Co sur les festivals de musique.

Son violon d’Ingres est pourtant silencieux. Depuis l’enfance, il pratique en autodidacte la  photographie, écrivant au fil de clichés au flou évanescent ou d’instantanés  capturant son quotidien, « un journal intime visuel ». Son bel imagier est fidèle à l’objectif du photographe André Kertesz, qu’il admire tant : «Ma photographie est un outil, pour donner une expression à ma vie, pour décrire ma vie, tout comme des poètes ou des écrivains décrivent les expériences qu¹ils ont vécues ».

Figures troubles

Photo Jean-Luc Caradec, coup de cœur de Batida and Co

Les images que livre Jean-Luc Caradec  sont aux limites de l’abstraction, travail plastique sur une perception poétique des corps, des paysages et des instants qui, par la grâce d’un cadrage ou d’une mise au point instinctive, révèlent une douce et étrange présence. Les nus féminins sont ainsi saisis dans leur mystère, leur sensualité rêveuse et fantomatique – comme dans la série Troubles qui fut exposée à la Galerie Passeart à Troyes en Novembre 2014.

S8 Memories apparaissent également tels des souvenirs fantomatiques issus d’un rêve de la mémoire, une sorte de persistance rétinienne d’instants de bonheur.  Ces clichés réalisés à partir d’images pré existantes, appartenant aussi bien à Jean-Luc Caradec qu’à des anonymes, nous ramènent aux temps d’une enfance heureuse, avec une nostalgie délicieuse.

Le travail de Jean-Luc Caradec More False Memories vient d’être exposé au Festival Kyotographie / KG + à Kyoto au Japon en avril 2015. Jean-Luc Caradec est  actuellement à Avignon pour présenter une exposition à quatre mains avec la peintre Perrine Gaspard, en hommage à la chorégraphe Pina Bausch, Two Dreams-To Dream with Pina.

Esthétique de l’instantané

Crédit photo Jean-Luc Caradec pour l’Or EspressO

Parallèlement à ce travail pictural, Jean-Luc Caradec déploie sur le web son imagier intime. Très présent sur Facebook et Instagram, il recense chaque instant de sa vie -famille, paysages, passants et tasses de café –  autant de moments de vérité, d’existence, d’infini domestique que la photographie parvient seule à saisir. Remarqué par les équipes de l’Or EspressO, il partage sa passion des tasses de café et ses petits rituels sur leur page facebook.

Ce style d’écriture visuelle, spontané et naturel, participe au contenu éditorial en ligne que Batida and Co propose à ses clients, dans le cadre de l’Eventail digital. Les qualités esthétiques de ces photos apportent une forte valeur ajoutée au contenu rédactionnel décliné sur les réseaux sociaux.  Elles contribuent à la notoriété de nos clients et viennent enrichir leur fabrique d’image.

Pour découvrir le travail de Jean-Luc Caradec, rendez-vous sur son site web et sur sa page facebook.

La brodeuse

Elle nous conte des histoires en petits points de fil sombres et or. Avec un geste mille fois refait, elle redessine un monde flottant, et ralentit le temps dans la concentration d’une création proche du songe. Hélène, notre experte en Relation Presse Arts et culture, cultive un jardin de lignes, de formes et de couleurs, foisonnant de dessins et de motifs. Elle mène une œuvre personnelle qui associe design et art textile, costumes et décors de performance et qui, parfois, s’évade vers les rivages poético-burlesques du butô.

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La chambre d’or

Depuis plusieurs années, des arabesques végétales prolifèrent dans le travail artistique d’Hélène, en traits dessinés ou brodés. De noueuses racines hors sol aux canopées tutoyant les étoiles, les forêts d’Hélène sont des lieux de transition, frontières étranges et troublantes comme pourraient l’être les mondes ombrageux traversés par l’Alice de Lewis Carole.

La chambre d’or, présentée lors de la Biennale du Design de Pantin, début octobre, est une installation composée d’un matelas brodé, de pétales et racines en cire d’abeille et de poussière d’or.

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A l’orée d’un bois de bouleaux, peinte en fils sombres offrant reliefs, renflements et nœuds, une biche paisible attend le dormeur aux portes du songe. Le jeu graphique de la verticalité fine des écorces de bouleau laisse à penser que cette nouvelle forêt d’Hélène est une simple tenture, qu’il suffirait d’écarter pour pénétrer un rêve. Les  touches d’or, disséminées sur la toile du matela,s nous invitent à imaginer à quel point il pourrait être somptueux. Le temps précieux est suspendu, englué dans une cire aussi fragile que les abeilles qui la produisent.

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La porte vers ce monde autre et mystérieux est, cependant, étroite, puisque les dimensions du matelas conviennent à une seule personne.  Mais peut- être qu’en demeurant debout là, à la frontière, à contempler l’œuvre d’Hélène, apercevra-t-on, apparaissant subrepticement entre les bouleaux, un habitant de cet autre monde.

Et gageons que vous accueillerez différemment la patiente Hélène, en l’imaginant artiste sensible et passionnée,  lorsqu’elle vous appellera ou vous enverra un mail, afin de vous faire découvrir la nouvelle exposition du 116, les artistes et spectacles présentés à Pantin ou le magnifique Slava Snowshow !

Le fil d’ Hélène est à suivre sur son site Iconoklastes, son blog  et  sur facebook.  La chambre d’or a été réalisée en collaboration avec Le Lit National.